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Jeudi de la 7ème semaine de Pâques

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. » 

Nous savons bien que l’Évangile est vivant, donc est pour tout homme de toute époque.  Lorsque nous entendons une parabole de Jésus, c’est à nous aujourd’hui, qu’elle parle de Dieu ; lorsque nous entendons les Béatitudes, nous savons que c’est à nous aujourd’hui que le Seigneur donne les diverses façons d’être vraiment heureux.  Mais aujourd’hui, c’est encore plus clair.  Non seulement, nous le savons, mais nous l’entendons : « Je ne prie pas seulement  ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. »  D’un coup, l’universalité de l’amour de Jésus nous est révélée.  Jean redit aux premières communautés et il nous redit aujourd’hui que quelles que soient nos origines, tous ceux qui croient sont unis sur la même base. Nous avons tous une communion, nous sommes tous en communion avec le Père et le Fils. Qui aurait pu imaginer que nous sommes si intimement liés à la Trinité ? Je m'étonne qu'il existe en moi, qui me sens souvent si peu aimant, ce même amour qui existe au sein de la Trinité. Comme dirait l’acteur français Fabrice Luchini : « C’est énorme ! » 

Deux.  Comment va se propager la foi chrétienne ?  Non pas par des discours, par des manifestations extérieures et fracassantes de notre foi, encore moins par des débats.  On verra Paul se fracasser lamentablement en essayant de convaincre les Athéniens que la statue dédiée chez eux au dieu inconnu, c’est en fait Jésus - ça ne marche pas du tout -.  Non, notre foi, se propage par notre unité.  Peu de nos contemporains entrent dans nos églises, mais beaucoup savent les dissensions qui peuvent s’y vivre et les medias se régalent de nos divisions.  Que ce soit entre les différentes Églises ou au cœur même de notre Église ou de nos communautés, le manque d’unité - et donc le manque d’amour - est un scandale au sens premier du terme : une pierre sur laquelle on trébuche. On trouve plus de 300 références à l’amour dans le Nouveau Testament. C’est le plus grand cadeau de Dieu pour nous et donc, c’est par notre amour mutuel que nous révélons au monde l’amour de Dieu. 

Et enfin, Jésus nous parle du drame de la méconnaissance : «  Père juste, le monde ne t’a pas connu. » ne t’a pas aimé.  Déjà, on lisait dans l’Ancien Testament, dans les tous premiers versets d’Isaïe, le Seigneur qui disait : « Le bœuf connaît son propriétaire, et l’âne, la crèche de son maître. Israël ne le connaît pas, mon peuple ne comprend pas. » Et Jean, dans son prologue le redira : « Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. » Drame de Jésus, drame des premiers chrétiens et notre drame : nous sommes témoins de l’amour infini de Dieu, nous tentons de le faire connaître, aimer, et, sans savoir pourquoi, nous constatons que cet amour est rejeté.  Grand mystère de notre foi !  Mais il nous le disait il y a quelques jours : « Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » Pour que cette parole descende en nous, ô Seigneur, envoie ton Esprit.  Amen ! Alléluia !

 Bénissons le Christ, qui nous donne accès au Père dans l’Esprit :

 R/ Christ vainqueur, écoute-nous !

 

Ressuscité des morts, tu sièges à la droite du Père :

intercède pour nous dans ta fidélité.

 

Que ton Esprit soit l’hôte de nos cœurs,

préserve-nous de jamais le contrister.

 

Tiens-nous unis à toi par l’Esprit,

que rien, ni la persécution, ni la mort, ne nous sépare de ton amour.

 

Apprends-nous à nous supporter, à nous soutenir mutuellement,

toi qui nous as pris en charge pour l’honneur de ton Père.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père               

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 « Que tous soient un » : je peux prier pour l’unité des chrétiens.







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