En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »
Vous est-il déjà arrivé de vouloir tellement “bien faire” que vous finissez par vous mettre la pression, et parfois par vous planter complètement ? Samuel aussi connaît cette tension : il veut un roi parfait, mais Dieu lui dit de regarder au-delà de l’apparence, au cœur.
Dieu ne se fie pas aux apparences ni aux performances extérieures. Il regarde ce qui est à l’intérieur : nos intentions, notre sincérité, notre désir d’aimer.
Combien de fois dans la vie quotidienne, nous essayons de “faire bien” – au travail, en famille, dans nos engagements – pensant que Dieu jugera notre efficacité ou notre résultat ? Et pourtant, ce qu’Il contemple avec joie, ce n’est pas le score final, mais le cœur avec lequel nous agissons.
Saint François de Sales disait : "Ce qui plaît à Dieu, ce n’est pas l’ampleur de nos œuvres, mais la grandeur de notre amour dans les petites choses." Alors, respirons : Dieu nous regarde avec tendresse, pas avec un carnet de notes.
Jésus nous rappelle que l’amour de Dieu est toujours neuf. Il ne peut pas être enfermé dans nos anciennes habitudes ou nos anciennes règles. “On ne met pas de vin nouveau dans de vieilles outres.” Cela veut dire : notre cœur doit rester souple, prêt à recevoir quelque chose de nouveau, inattendu.
Essayer de mettre du vin nouveau dans de vieilles outres, c’est un peu comme vouloir brancher un chargeur moderne sur un vieux téléphone… ça ne fonctionne pas ! Dieu nous invite à accueillir la nouveauté, et non à essayer de tout contrôler.
Enfin, le plus beau, c’est que l’amour de Dieu vient toujours avant nos efforts, pas après. Ce n’est pas parce que nous devenons parfaits que nous serons aimés. Nous sommes aimés en chemin, avec nos fragilités et nos maladresses.
Saint Jean-Paul II rappelait : "Ne crains pas d’ouvrir ton cœur à la tendresse de Dieu ; là où ton cœur se repose en Lui, tu trouveras la liberté." Se laisser aimer, c’est relâcher un peu notre désir de performance et respirer dans cette confiance.
Pour l’Église et ses pasteurs, afin qu’ils témoignent de l’amour de Dieu dans la vérité et la simplicité, nous prions le Seigneur.
Pour nos proches et toutes nos communautés, afin qu’ils accueillent la nouveauté de l’Esprit dans leur quotidien, nous prions le Seigneur.
Pour nos cœurs, afin qu’ils restent ouverts et confiants, capables de recevoir et de transmettre l’amour de Dieu, nous prions le Seigneur.
Pour les personnes seules, malades ou en détresse, afin qu’elles sentent la tendresse et la proximité de Dieu, nous prions le Seigneur.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
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