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Lundi de la 7ème semaine de Pâques A

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. » Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ! Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » 

Pauvres disciples …  En même temps, ils disent qu’ils ont enfin compris qui est le Seigneur … et dans quelques jours, ils vont l’abandonner …  Nous en faisons tous l’expérience : la foi n’est pas difficile lorsque tout va bien, mais voici un drame familial, un drame dans notre travail, dans notre monde, et notre foi vacille.  Et pourtant, Jésus fera toujours preuve d’une patience infinie à leur égard et à notre égard.  « Même si une mère abandonnait son enfant, moi je ne t’abandonnerai jamais », dit déjà le Seigneur dans le livre d’Isaïe.  Une fois de plus, ne nous centrons pas sur la petitesse de notre foi, mais sur la grandeur de l’amour du Seigneur. 

Deux.  Jésus ne dit pas « un jour, je vaincrai le monde », mais bien « j’ai vaincu le monde ».  Je vous rappelle une fois encore que le monde, chez saint Jean, c’est un synonyme du Mal.  Mais cela aussi, les disciples ont de la peine à l’accepter ; et cela, nous aussi, nous avons de la peine à l’accepter, chaque fois que nous lisons, écoutons ou regardons un  journal.  C’est dans la foi pure que nous devons dire que ce sont ici les derniers soubresauts du mal … mais dans la foi pure ! La seule « preuve » que cela est vrai, c’est que Jésus l’a dit, et cela doit nous suffire.  Mais, en même temps, c’est le rôle de l’Église de le faire apparaître : nous devons créer des « épiphanies », des révélations de cette mort vaincue. 

Courage, dit Jésus.  Le mot grec que l’on trouve dans le Nouveau Testament est « l’état d'âme qui permet de vaincre la peur naturelle et est une grâce de Dieu » dit le Dictionnaire de Théologie Biblique.  Autrement dit, Jésus ne les invite pas à devenir des champions, mais il leur dit que cela leur sera donné par le Seigneur lui-même.  Le courage n’est pas une force qui vient de nous, mais encore une fois, un cadeau de Dieu.  C’est déjà David qui disait à son fils Salomon, dans le premier livre des Chroniques : « Fortifie-toi, prends courage et agis ; ne crains point, et ne t'effraye point ; car l'Éternel Dieu, mon Dieu, sera avec toi : il ne te laissera point et ne t'abandonnera point ».  Appelons donc, plus que jamais la venue de l’Esprit pour qu’il nous donne le courage au cœur de ce monde.  Ô Seigneur, envoie ton Esprit.  Amen ! Alléluia !

 Avec tous ceux qui ont été justifiés dans l’Esprit de Dieu, élevons vers le Christ une prière unanime :

 

R/ Roi de gloire, répands sur nous ton Esprit !

 

Verbe de vérité, fais rayonner sur nous ta lumière :

que nos paroles et nos actes témoignent de toi devant les hommes.

 

Sagesse de Dieu, emplis-nous des dons de l’Esprit :

que notre désir accueille ce que son souffle nous inspire.

 

Splendeur du Père, porte la lumière de l’Esprit jusqu’aux ténèbres de nos cœurs : qu’il soit lui-même notre prière.

 

Jésus, notre gloire éternelle, imprègne-nous de ton amour :

que nous vivions en frères dans l’espérance du Royaume.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père

              

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
 Quatrième semaine du mois de Marie. Je peux prier pour toutes les femmes qui attendent un enfant, et confier celles pour qui cela n’est pas possible.













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