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Mercredi de la 7ème semaine de Pâques A

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. » 

Le problème de l’unité dans l’Église …  Jésus se rend déjà bien compte que cette unité n’est pas acquise pour ses propres Apôtres : Judas va le trahir.  Et dès les Actes des Apôtres, nous voyons des dissensions dans l’Église.  Que dire des 2.000 ans de christianisme avec les grands schismes et la multitude de petits schismes dans nos diocèses, nos paroisses, nos communautés.  Attention, l’unité n’est pas l’uniformité.  Nous ne sommes - heureusement pas les mêmes - mais comme chantait Goldmann : « nos différences sont comme autant de chances ».  Père, Fils et Esprit ne sont pas les mêmes et en même temps, ils sont d’une unité absolue.  Alors, arrêtons de nous excommunier les uns les autres … surtout au nom de Jésus ! 

Cette unité nous procure la joie, dit Jésus et même une surabondance de joie.  Si l’autre est un ennemi potentiel, impossible d’être joyeux ; je serai toujours sur la défensive, prêt à bondir.  Mais si je vois l’autre comme une chance qui peut me faire grandir, alors, oui, la joie est en moi.  Et cette réaction est la même vis-à-vis de Dieu : si je vis dans la peur face à un Dieu qui veut me tendre des pièges, je ne pourrai jamais être heureux, mais si je vois Dieu, comme un Père aimant, comme un Fils « Dieu-avec-moi » et comme un Esprit qui me donne sans cesse la vie, alors, je peux exploser de joie devant lui.  Cela s’appelle la louange, tout simplement. 

Et enfin.  Cela nous met en branle, nous envoie dans le monde.  De nouveau, pour être témoin de la joie en disant que notre joie vient de notre unité ; en rappelant au monde que l’autre n’est pas un ennemi, mais un frère. L’actualité en Ukraine ne cesse de nous le rappeler …  Peut-on imaginer le chef du Kremlin joyeux ?  Je ne peux même pas l’imaginer un instant.  Alors, dans les jours qui nous séparent de la Pentecôte, invoquons encore l’Esprit : Ô Seigneur, envoie ton Esprit.  Amen ! Alléluia !

 Dans l’Esprit, qui témoigne à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu, nous prions :

 

R/ Dieu notre Père, exauce-nous !

 

Dieu de patience et de consolation, donne-nous d’être attentifs les uns aux autres.

 

Accorde à chacun de nous d’être bon pour son prochain.

 

Ne nous livre pas à notre propre jugement,

fais-nous dociles à l’Esprit qui vient de toi.

 

Toi qui scrutes le cœur de chacun,

insuffle en nous l’esprit des Béatitudes.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père               

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 En faisant mémoire de mon baptême, je peux prier pour toutes les personnes qui ont été baptisées à Pâques.











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