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Samedi de la 33ème semaine

du Temps de l'Eglise


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

 En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.

Toute cette semaine, j’anime une retraite au Foyer de Charité d’Ottrot en Alsace. Vous y serez un peu par ces méditations.

Pauvre femme … Les paraboles des Sadducéens sont nettement moins jolies que celles de Jésus.  Et souvent, on les comprend mal.

Première chose.  Pourquoi la femme a-t-elle été obligée de se marier 7 fois : simplement pour assurer une postérité à son mari, à la famille de son mari.  Et pourquoi fallait-il assurer une postérité ?  Simplement parce que c’était la seule manière de continuer d’exister, quand on ne croit pas à la résurrection.  Rien n’a vraiment changé : si je crois qu’il n’y a plus rien la mort, je laisse un héritage à mon village avec l’obligation que l’on mette une plaque commémorative avec mon nom, ou mieux encore que l’on donne mon nom à une rue du village.  Nous connaissons tous des rues venant de généreux donateurs.  Dans l’Eglise, il y avait les messes fondées : des sommes données à la paroisse pour qu’en contrepartie elle célèbre des messes à notre mémoire …  Mais, dit Jésus, si on croit à la résurrection, il n’est plus nécessaire de s’assurer une postérité physique ou symbolique.

Deux.  En s’assurant soi-même une postérité, on « gagnait », on « méritait » sa résurrection.  Je fais en sorte, moi-même, tout-seul-comme-un-grand d’être éternel.  Comme si on bâtissait son éternité.  Jésus lui-même ne s’est pas ressuscité, mais il a été ressuscité par le Christ.  Vouloir sa vie éternelle par ses propres forces, c’est se prendre pour Dieu, tout simplement.  La vie éternelle est un cadeau inouï que Dieu me fait : je ne suis pas un condamné à mort, mais un candidat à la vie éternelle.  Dieu est incapable d’aimer quelqu’un et de décider qu’un jour cet amour s’arrête.  Comme dit le bon sens populaire : amour rime avec toujours. « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. »

Et donc, nous serons comme des anges.  Vous comprenez bien que Jésus ne veut pas nous dire que nous aurons désormais des ailes et un bel habit blanc.  Non, l’ange n’a pas à se soucier d’une vie éternelle, puisqu’il est dedans.  Son seul travail, c’est de s’émerveiller devant l’amour de Dieu et de l’aimer.  Nous n’aurons plus que cela à faire lorsque nous serons auprès de Dieu : goûter son amour et le lui rendre.   Avec le psaume que nous avons chanté, nous pourrons dire : « Pour toi, je chanterai un chant nouveau, pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes. »


Avec toutes les générations qui ont chanté la gloire de la Vierge Marie, disons à Dieu notre reconnaissance :

R/ Nous te louons, Seigneur, et nous te bénissons !

Pour l’humilité de la Vierge, et sa docilité à ta Parole,

Pour son allégresse et pour l’œuvre en elle de l’Esprit,

Pour l’enfant qu’elle a porté, qu’elle a couché dans la mangeoire,

Pour son offrande au Temple et son obéissance à la Loi,

Pour sa présence à Cana, pour sa tranquille prière,

Pour sa foi dans l’épreuve, pour sa force au calvaire,

Pour sa joie au matin de Pâques, et parce qu’elle est notre mère.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Les samedis du temps ordinaire, on peut faire mémoire de la Vierge Marie, l’occasion de m’associer au chapelet en direct de la grotte de Lourdes à 15 h 30.

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