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Lundi de la 3ème semaine de Carême 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Voilà Jésus dans son « église paroissiale », pourrait-on dire.  C’est dans cette synagogue qu’il est venu écouter la Parole de Dieu, qu’il est venu prier, avec sa famille et les habitants du village.  Il est donc bien connu ici, mais comme « fils de » et selon son métier.  Et, bouleversement absolu, voilà qu’il se présente comme un prophète, celui qui parle au nom de Dieu lui-même.  Alors là, on ne peut pas l’accepter.  Nous aimons tous les prophètes extérieurs que nous glorifions, que nous mettons sur un piédestal.  Mais que ce soit un paroissien lambda qui vienne me dire des choses au nom du Seigneur, cela ne passe pas.  Et pourtant, je vous rappelle qu’au jour de notre baptême, nous avons toutes et tous été faits « prêtre, prophète et roi »

Deux.  Il est facile d’accueillir Jésus qui console, qui guérit …  Mais ce n’est qu’une facette de Jésus et il est d’autres choses que nous avons plus de peine à comprendre.  Jésus préfère aller aux périphéries que chez les bons chrétiens.  Né dans un bled, mort hors de la ville sainte, il ose dire que les publicains et ls prostituées me précèdent dans le Royaume, et que le premier dans le Royaume, c’est le larron, un criminel.  Ça, nous ne pouvons pas l’accepter !  C’est sans doute une des grandes conversions de notre carême.  « Je ne suis pas venu pour les bien-portants, ni pour les justes ».  Mais si je reconnais que je suis malade et pécheur … alors, quelle bonne nouvelle !

Et enfin, devant le refus, Jésus continue son chemin.  Jésus ne va jamais céder au découragement.  Il va pleurer devant Jérusalem qui ne l’accepte pas, mais sa tristesse ne l’empêchera pas de toujours avancer.  On dit que le découragement est l’arme favorite de Satan … et je le crois vraiment.  Je m’engage dans ma paroisse, dans telle ou telle œuvre et je constate que mon église se vide de plus en plus.  Alors, j’ai envie de tout arrêter.  Ah oui, le Malin se réjouit : il a gagné.  Eh bien non, résistons.  Comme Jésus, continuons notre route, peut-être d’une autre manière, par un « autre chemin » comme les Mages après avoir vu Jésus … peu importe, mais continuons d’avancer, puisque nous sommes « pèlerins d’espérance ».  Amen     

Jésus, notre Sauveur, par le baptême tu nous as fait renaître à une vie nouvelle :

R/ Conduis-nous sur tes chemins.

Ouvre à ton peuple la voie du salut,
mets en nous le désir de te ressembler.

Apprends-nous à te reconnaître en nos frères,
rends-nous attentifs à leur souffrance.

Accorde-nous d’accomplir ta volonté,
fais-nous la grâce d’un cœur qui te cherche.

Donne à tes frères de former un seul corps,
oublie nos fautes contre l’unité.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Je peux réaliser le tressage d’une croix végétale, proposé dans le hors-série Pâques 2025, avec un enfant de mon entourage.

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