Vendredi de la 2ème semaine de Carême
Nous le savons bien, la vigne, c’est le Peuple d’Israël que le Seigneur s’est donné comme son peuple. Et, en une parabole, destinée aux responsables religieux de l’époque, Jésus raconte toute l’histoire sainte. On imagine donc comment cette parabole est reçue par eux. On sent bien qu’on approche de Jérusalem, que la Passion est toute proche. Mais, depuis Jésus, la Vigne, c’est désormais l’Eglise et osons même le dire, c’est le monde entier, puisqu’il est venu pour sauver tout homme.
Première chose qui doit nous émerveiller, c’est l’attention quasi amoureuse que le Seigneur a pour sa vigne. Il ne la confie pas aux ouvriers à l’état brut ; non, il a tout préparé pour que tout se passe au mieux : clôture, pressoir, tour de garde. Nous sommes collaborateurs de Dieu ; mais c’est lui qui commence et qui met les bases. Ainsi en était-il déjà dans la Genèse. Dieu a travaillé 6 jours avant de confier la création à l’homme pour qu’il continue son œuvre. Et il en est de même pour le carême. Comme le dit un chant : « Seigneur, avec toi, nous irons au désert ». Toujours en binôme, jamais seul, ni lui, ni nous.
Deux. Quelle mission incroyable nous est donnée ; quelle responsabilité nous avons : nous sommes responsables du monde entier, de sa vie et parfois de sa survie. Comment pourrions-nous rester insensible au changement climatique, aux conflits en Ukraine, sur les terres foulées par Jésus, sur les injustices effrayantes dont nous sommes témoins jour après jour. Je vois, ici en Inde, combien les pauvres deviennent de plus en plus pauvres alors que le nombre de milliardaires ne cesse d’augmenter.
Trois. Il nous faut avoir la patience et l’espérance de Dieu lui-même. Il ne travaille pas en « one shot », mais il recommence et recommence encore ; il a bien plus foi en nous que nous n’avons foi en lui. Pour lui, la conversion de chacun est toujours possible ; la mienne et celle de chaque humain. Si nous avons fait des mouvements de jeunesse, nous avons très certainement chanté : « Pour faire un arbre, un homme, un monde … mon Dieu que c’est long ». Mais Dieu n’arrête pas. Puisque nous sommes dans cette année jubilaire de l’espérance, n’arrêtons jamais d’espérer et de travailler.
comme le fils qui a dilapidé l’héritage :
toi, le Fils bien-aimé, conduis-nous vers le Père.
Nous voici devant toi comme la pécheresse accusée :
toi qui es sans péché, donne-nous le pardon.
Nous voici devant toi comme Zachée le publicain :
toi, l’ami des pécheurs, apprends-nous à donner.
Nous voici devant toi comme la femme de Samarie :
toi, la source cachée, fais-nous boire l’eau vive.
Nous voici près de toi comme Jean au Calvaire :
toi, le Fils de Marie, regarde ton Église.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Commentaires
Enregistrer un commentaire