Triduum des malades à Banneux
« J’entrerai chez lui
Mes amis, soyons honnêtes deux secondes… Qui ici irait féliciter un fraudeur du fisc, ou applaudir son banquier s’il s’était servi un peu trop généreusement dans notre compte en banque ? Personne, bien sûr. Et pourtant, voilà que Jésus raconte une parabole où… il met en valeur un intendant malhonnête ! Franchement, ça donne presque envie de dire : « Seigneur, tu es sûr que tu n’as pas relu ton texte avant publication ? » Heureusement, Jésus ne nous dit pas : « Allez, tous malhonnêtes ! » Ce qu’il remarque, c’est plutôt l’énergie, la ruse, la créativité que certaines personnes déploient quand il s’agit d’argent, de réussite, de sécurité. Et Jésus soupire : « Si seulement mes disciples pouvaient mettre la même énergie pour construire le Royaume de Dieu… le monde aurait déjà un autre visage ! »
Et c’est vrai : regardons un peu autour de nous. Certains passent des heures à perfectionner leur CV ou leur corps à la salle de sport. D’autres planifient leurs vacances six mois à l’avance. Mais quand il s’agit de prier, ou de venir à la messe… soudain, le calendrier devient plein, l’agenda saturé, et la phrase magique sort : « J’aimerais bien, mais je n’ai pas le temps ! » Soyons clairs : on a du temps pour ce qu’on choisit d’avoir du temps.
Et c’est là que Jésus nous provoque : si tu veux vraiment être chrétien, mets Dieu à la première place. Pas en bonus, pas en option, pas « si j’ai un trou dans mon emploi du temps ». Comme dit le proverbe : « Qui veut la fin, veut les moyens ». Si tu veux rester en amitié avec Dieu, programme-le dans ton agenda ! Sinon, à la fin de la semaine, tu regarderas derrière toi et tu te diras : « Zut… pas une minute pour Lui ». Saint Paul, lui, insiste lourdement : « Faites des prières de demande, d’intercession et d’action de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et pour ceux qui ont des responsabilités… afin que nous puissions vivre dans le calme et la sécurité. »
Vous entendez ? La prière a des conséquences concrètes. Elle change nos vies, elle nous rend plus stables, plus paisibles, même dans un monde qui court dans tous les sens.
Parce que oui, nous vivons dans un monde agité. Et forcément, on finit par devenir agités nous-mêmes : on court d’un rendez-vous à l’autre, on jongle entre mails, WhatsApp, notifications, et à force de courir, on ne sait même plus où ni pourquoi on court. Et là, le Seigneur nous dit doucement : « Assieds-toi. Repose-toi. Souffle. » Vous savez, si on presse trop un citron, il ne donne plus de jus. Et nous, si on se presse trop, on finit secs, rincés, à bout de forces. La prière, c’est ce moment où Dieu nous redonne du jus… et pas n’importe lequel : un concentré de paix et de vie.
Alors aujourd’hui, posons-nous franchement la question : qu’est-ce que je choisis ? Qui est-ce que je choisis ? Jésus est très clair : il n’y a pas de place pour deux maîtres. On ne peut pas servir Dieu et l’argent. L’argent, tôt ou tard, ça passe. Les comptes en banque, les possessions, les réussites, tout ça, ça s’efface. Mais l’amitié avec le Seigneur, l’amour que nous partageons avec nos frères et sœurs, ça, ça reste. C’est solide. C’est pour toujours. Ne passons pas à côté de l’essentiel. Et l’essentiel, ce n’est pas ce qu’on accumule… c’est avec qui on marche.
Alors, voilà mon petit défi pour vous cette semaine : prenez votre agenda – oui, celui où vous notez les réunions, les matchs de vos enfants, vos rendez-vous médicaux… – et écrivez noir sur blanc un rendez-vous avec Dieu. Vous verrez, ça change tout. Parce que si on attend « d’avoir le temps », ça n’arrive jamais. Mais si c’est noté, c’est sacré. Et puis, imaginez la scène : quelqu’un vous propose une sortie dimanche matin et vous lui répondez : « Ah désolé, j’ai déjà un repas prévu… avec Jésus. » Croyez-moi, ça, c’est une réservation que personne n’aura envie de vous faire annuler !
l’Église proclame la Bonne Nouvelle.
Qu’en chaque homme brille la lumière de la Vérité,
Seigneur, nous t’implorons.
Depuis l’aube des temps,
les prophètes ont crié la justice comme un feu.
Que les puissants de la terre sèment la paix et non la guerre,
Seigneur, nous t’implorons.
Dans la fragilité des corps et le poids des années,
l’injustice des soins creuse des blessures.
Que les responsables ouvrent leurs mains aux plus faibles,
Seigneur, nous t’implorons.
Sous le joug du travail précaire et du profit sans âme,
beaucoup ploient et perdent courage.
Que ceux qui sont écrasés trouvent soutien et dignité,
Seigneur, nous t’implorons.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Les chaînes de mes richesses m’enferment-elles encore, ou bien suis-je assez libre pour marcher dans la clarté de ton appel ?
Ai-je le courage de lever la voix contre tout ce qui profane ton visage, ô Seigneur, contre tout ce qui défigure l’homme, ce frère créé à ton image et à ta ressemblance ?

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