Triduum des malades à Banneux
« moi près de lui
et lui près de moi »
Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »
Jésus dit : « Personne n’allume une lampe pour la mettre sous le lit ». Ça paraît évident… mais dans la vie, combien de fois on cache ce qu’on a de beau à l’intérieur ? On garde la foi bien rangée dans le tiroir. On se dit : « Oh, je suis croyant, mais discret ». Mais la lampe, c’est toi, c’est moi. Et cette lumière, même ceux qui ne peuvent plus beaucoup bouger, les personnes âgées, les malades, peuvent la porter. Par leur patience, leur prière silencieuse, leur regard bienveillant, ils illuminent bien plus que nous l’imaginons. Si Dieu a mis en toi de la lumière, c’est pas pour la garder planquée. C’est pour éclairer, réchauffer, donner envie. On l’a vu les premiers jours du triduum : grand soleil, grand beau temps, et puis les nuages sont arrivés : cumulonimbus, cirrocumulus, stratocumulus et voilà que la lumière disparaissait et par là aussi, la chaleur. On a commencé à avoir froid.
Une lampe, si elle est seule dans un coin, ça n’éclaire pas grand-chose. Mais si chacun allume la sienne, ça change tout. Concrètement, ça veut dire : un sourire quand l’autre fait la tête, un coup de main à celui qui galère, un mot d’encouragement là où tout le monde critique. Ce n’est rien de spectaculaire, mais ça fait toute la différence. La lumière attire, réconforte, fait respirer. Et quand notre lumière faiblit, parce que nous avons fait des choix qui nous éloignent de Dieu, le Seigneur nous donne un moyen de la rallumer : c’est le sacrement de réconciliation. Là, il enlève la poussière, souffle sur la braise, et la petite flamme reprend force. Et ce que Jésus veut, c’est qu’on partage, pas qu’on garde jalousement nos petites flammes.
Jésus ajoute : « Faites attention à la manière dont vous écoutez ». Autrement dit : la Parole, c’est comme une petite étincelle. Si tu l’écoutes, si tu la mets en pratique, elle devient une belle flamme. Mais si tu la laisses s’éteindre, il reste que de la fumée. Ça nous arrive : on s’emballe un dimanche, puis on retourne à nos habitudes, et la flamme baisse. Jésus dit : « Celui qui a recevra encore, celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il croit avoir. » En clair : ta lumière, si tu la fais circuler, elle grandit. Si tu la caches, elle s’éteint.
On pourrait résumer ainsi : la foi, ce n’est pas une lampe Ikea qu’on oublie d’allumer, c’est une lampe de poche à sortir dès qu’il fait sombre. Alors si on nous demande : « Mais pourquoi tu souris, pourquoi tu es serviable, pourquoi tu es lumineux ? »… il faudra bien répondre : « Ce n’est pas de moi que ça vient, c’est de Jésus ! »
Et surtout, évitons de mettre la lampe sous le lit : déjà parce que ça ne sert à rien… et puis franchement, qui met une lampe sous son matelas, à part quelqu’un qui veut cramer ses draps ?
R/ Souffle en nous ton Esprit de vie.
Dieu fidèle, ton alliance ne cesse de fleurir :
ouvre nos yeux intérieurs,
pour que nous sachions reconnaître tes merveilles.
Ta présence au cœur de nos vies
est une source claire et jaillissante ;
qu’elle irrigue nos gestes et nos paroles aujourd’hui.
Pose ton regard sur ceux qui partagent nos routes,
dans la maison, à l’ouvrage, dans la cité :
que leurs mains fassent paraître ta sagesse et ta bonté.
Seigneur, ta volonté éclaire nos pas comme un flambeau :
que les jeunes découvrent la joie ardente
de marcher à ta suite et de te servir.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

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