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Triduum des malades à Banneux

« Notre-Dame de l'Espérance »

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

 En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Aujourd’hui, je voudrais partager avec vous une bonne nouvelle à travers quatre images de notre foi, ça change des trois habituelles ...

Marie est appelée Notre-Dame de l’Espérance. Cela veut dire qu’elle est comme une maman qui garde toujours confiance, même dans les moments les plus sombres. Quand nous souffrons de la maladie, de la fatigue ou de la solitude, Marie nous rappelle que Dieu n’abandonne jamais ses enfants. Elle nous invite à dire : « Seigneur, j’espère en Toi, même si mes forces sont petites. » L’espérance, c’est comme une petite flamme dans la nuit : elle ne s’éteint pas, elle nous tient debout.

Marie, après avoir reçu l’annonce de l’ange, se met en route pour aller aider sa cousine Élisabeth. Elle aurait pu rester chez elle, garder pour elle cette joie, mais non : elle part en hâte. Là où Marie arrive, la joie de Dieu déborde. Cela nous montre que chacun de nous, même âgé ou malade, peut encore « visiter » les autres — par un sourire, un coup de fil, une prière. Comme Marie, nous pouvons être porteurs de Jésus, même dans notre fragilité.

Le Pape nous invite à vivre en 2025 une grande Année Sainte. Le logo choisi est très simple : des personnes qui avancent ensemble, comme un peuple en marche, et au centre brille la croix du Christ. Cela veut dire que nous ne marchons jamais seuls. L’Église entière avance avec nous, et même si nous sommes à l’hôpital ou à la maison, nous faisons partie de ce grand pèlerinage de foi. Nous ne sommes pas isolés : nous marchons avec le Christ et avec toute l’Église. Et puisque le premier bonhomme est accroché à la croix, nous sommes tous accrochés à la croix.  Elle devient une ancre qui nous permet de tenir même sur des flots déchainés. 
 
Jésus dit dans l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre, j’entrerai chez lui, je prendrai mon repas avec lui, moi près de lui et lui près de moi. »
Quelle belle parole ! Cela veut dire que Jésus frappe à la porte de notre cœur. Il ne force pas, il attend notre « oui ». Comme Marie qui a ouvert sa maison à Dieu, nous pouvons lui ouvrir la nôtre. Alors, même si nous ne pouvons pas aller en pèlerinage à Rome ou ailleurs, le plus beau pèlerinage, c’est d’ouvrir la porte de notre cœur à Jésus. Là, il vient habiter avec nous, partager notre vie et nous donner sa paix.

Que Notre-Dame de l’Espérance nous apprenne à garder confiance. Que la Visitation nous rappelle que nous pouvons toujours partager la joie de Dieu. 
Que le Jubilé nous unisse dans une même marche de foi. 
Et qu’en ouvrant la porte de notre cœur à Jésus, nous découvrions qu’il est déjà là, qu’il nous visite, et qu’il nous envoie comme témoins de son amour.


Appelés avec le Christ à devenir chant de gloire pour le Père, acclamons-le :

R/ Ô notre Sauveur, ô notre Dieu !

Réveillés du sommeil, relevés de la mort,
nous t’offrons, Seigneur, le sacrifice de louange.

Garde nos pas dans la lumière de tes commandements,
rends nos vies semblables à la tienne, offertes au Père.


À chaque heure de ce jour, reçois notre bénédiction,
que nos paroles et nos gestes deviennent ta louange vivante.
Ne permets pas que nous attristions qui que ce soit,
mais fais de nous des porteurs de joie pour nos frères.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 C’est la Journée internationale de la langue des signes. Et si j’apprenais à gestuer le nom de Jésus ? 

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