Dimanche des Rameaux et de la Passion
Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin.” Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »
Si l’on regarde bien la scène des Rameaux… tout semble étonnamment simple. Presque banal. Pas de trône. Pas de couronne étincelante. Pas de tapis rouge déroulé avec solennité. Enfin… pas tout à fait. Il y a bien un tapis. Mais un tapis un peu inattendu… un tapis fait de manteaux. Les gens enlèvent leur manteau et le déposent sur le chemin.Or, dans la Bible, le manteau, ce n’est pas un simple vêtement qu’on oublie sur une chaise. C’est ce qui protège, ce qui réchauffe, ce qui accompagne les nuits fraîches et les jours incertains.C’est presque une seconde peau. Alors, en le déposant, ils ne font pas un geste pratique. Ils se déposent eux-mêmes. Comme s’ils murmuraient : « Seigneur… je n’ai pas grand-chose à t’offrir… mais ce que j’ai, c’est moi. Et c’est déjà pas mal… enfin, j’espère. »
Et au milieu de ce chemin improvisé, voici Jésus. Et là… petite surprise divine : il arrive… sur un âne. Avouons-le avec un peu de franchise : si nous avions été chargés de l’organisation, nous aurions sans doute prévu quelque chose de plus… spectaculaire. Un cheval majestueux, une belle entrée musicale, peut-être même un peu de fumée pour l’ambiance… Mais non. Un âne. Parce que Dieu ne vient pas impressionner. Il vient rejoindre. Comme l’annonçait le prophète Zacharie : un roi humble, monté sur un âne. Un roi qui ne fait pas peur, un roi qu’on peut approcher sans rendez-vous, sans badge, sans protocole. Un roi à hauteur d’homme. Et comme le disait Jean Chrysostome : « Il ne vient pas pour faire la guerre, mais pour apporter la paix. »
Et la foule crie : « Hosanna ! » Un mot magnifique… un mot un peu mystérieux aussi. Un mot qui veut dire à la fois : « Seigneur, sauve-nous ! » et « Tu es notre salut ! » C’est donc un cri un peu mélangé, un peu comme nos cœurs : un peu de foi, un peu de doute, un peu d’espérance… et parfois un peu de panique aussi.Finalement, leurs cris ressemblent beaucoup aux nôtres : « Seigneur, je crois… enfin… j’essaie… mais si tu pouvais m’aider, ce serait vraiment bien. » Et tout est là. Des manteaux déposés, un âne qui avance tranquillement, une foule qui espère sans tout comprendre…C’est peut-être cela, la foi. Pas quelque chose de parfait. Pas quelque chose d’impressionnant. Mais quelque chose de profondément humain : déposer ce que nous sommes, accueillir un Dieu qui vient humblement, et oser dire, même avec une voix un peu tremblante : Hosanna — Seigneur, viens me sauver… comme tu veux.Et si aujourd’hui, en rentrant chez nous, nous devions garder une seule image… ce serait peut-être celle-ci : Dieu n’a pas besoin de perfection. Il ne demande pas un tapis rouge. Il ne réclame pas une vie impeccable. Il lui suffit d’un manteau posé sur le chemin, d’un cœur entrouvert… et d’un “Hosanna” pas tout à fait assuré.Et cela lui suffit… pour passer. Doucement. Et transformer, sans bruit, nos chemins ordinaires en chemins de lumière.
Pour ton Église qui marche à la suite de ton Fils sur les chemins du monde, qu’elle apprenne la douceur du Christ, qu’elle n’impose jamais mais qu’elle propose, et qu’elle devienne pour tous un signe humble de ta paix. Seigneur, nous te prions.
Pour les peuples de la terre, là où la violence, la domination et la peur ferment les cœurs, fais lever des artisans de paix, et apprends aux hommes à reconnaître la force cachée de la douceur. Seigneur, nous te prions.
Pour ceux dont la joie est fragile, ceux qui espèrent sans trop y croire, ceux qui avancent avec hésitation, accueille leurs “Hosanna” balbutiants et fais grandir en eux une confiance paisible. Seigneur, nous te prions.
Pour ceux qui donnent sans bruit, ceux qui servent dans l’ombre, ceux qui étendent leur manteau sans être vus, que ton regard les rejoigne et qu’ils découvrent la fécondité de leurs gestes cachés. Seigneur, nous te prions.
Pour nous tous rassemblés aujourd’hui, apprends-nous à t’accueillir tel que tu viens, à te laisser passer dans nos vies, et à marcher avec toi vers la lumière de Pâques. Seigneur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Pour ton Église qui marche à la suite de ton Fils sur les chemins du monde, qu’elle apprenne la douceur du Christ, qu’elle n’impose jamais mais qu’elle propose, et qu’elle devienne pour tous un signe humble de ta paix. Seigneur, nous te prions.
Pour les peuples de la terre, là où la violence, la domination et la peur ferment les cœurs, fais lever des artisans de paix, et apprends aux hommes à reconnaître la force cachée de la douceur. Seigneur, nous te prions.
Pour ceux dont la joie est fragile, ceux qui espèrent sans trop y croire, ceux qui avancent avec hésitation, accueille leurs “Hosanna” balbutiants et fais grandir en eux une confiance paisible. Seigneur, nous te prions.
Pour ceux qui donnent sans bruit, ceux qui servent dans l’ombre, ceux qui étendent leur manteau sans être vus, que ton regard les rejoigne et qu’ils découvrent la fécondité de leurs gestes cachés. Seigneur, nous te prions.
Pour nous tous rassemblés aujourd’hui, apprends-nous à t’accueillir tel que tu viens, à te laisser passer dans nos vies, et à marcher avec toi vers la lumière de Pâques. Seigneur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

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