Jeudi de la 8ème semaine
du Temps de l'Eglise
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.
Il y a aujourd’hui, au bord d’une route poussiéreuse de Jéricho, un homme assis dans l’ombre. Bartimée. Un aveugle. Un mendiant. Autrement dit, quelqu’un qu’on entend plus qu’on ne regarde. Et pourtant, c’est peut-être lui qui voit le plus clair.Autour de Jésus, beaucoup regardent… mais peu comprennent.Bartimée, lui, ne voit pas avec ses yeux, mais avec son cœur, comme le Petit Prince.Et dès qu’il entend passer Jésus, il se met à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Ce cri est magnifique. Ce n’est pas un discours savant. Ce n’est pas une belle théorie. C’est une prière nue.La foi commence souvent ainsi : par un cri. Et la foule réagit de manière très ecclésiale… « Tais-toi ! ». On comprend, Jéricho est le lieu d’une énorme garnison romaine et dire : « Fils de David », c’est dire Messie, Roi d’Israël ; c’est donc très risqué face à l’occupant.
Il faut reconnaître que parfois, les obstacles les plus décourageants sur le chemin de Dieu ne viennent pas du monde… mais des gens déjà installés au premier rang, nous en quelque sorte, habités par la peur ...Heureusement, Jésus entend toujours les voix que les autres veulent faire taire. Alors Jésus s’arrête. ’est bouleversant : au milieu de la foule, Dieu s’arrête pour un homme blessé.Et on dit à Bartimée : « Confiance, lève-toi, il t’appelle. »Voilà peut-être l’une des plus belles phrases de l’Évangile.Elle pourrait être adressée à chacun de nous. À nos fatigues.À nos obscurités. À nos découragements. “Confiance… lève-toi… il t’appelle.”
La première lecture éclaire profondément cette scène.Pierre nous dit : « Vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte. » Quelle parole incroyable !Dieu ne regarde pas nos pauvretés comme le monde les regarde.Aux yeux de Dieu, personne n’est inutile. Personne n’est oublié.Nous sommes des pierres vivantes. Pas des briques froides, pas des monuments figés, mais des vies appelées à devenir demeure de Dieu.
Et le psaume nous faisait chanter : « Acclamez le Seigneur, terre entière ! » La foi chrétienne n’est pas une religion de tristesse, Philippe Néri nous le rappelait avant-hier. Elle est un passage de l’ombre à la lumière, de la peur à la confiance, de l’immobilité à la marche.
Bartimée commence assis au bord du chemin. Il finit debout, en route derrière Jésus. Voilà ce que fait le Christ.Saint Grégoire le Grand écrivait : « Celui qui reconnaît les ténèbres de son aveuglement voit déjà commencer en lui la lumière éternelle. »Reconnaître sa pauvreté, ce n’est pas perdre sa dignité.C’est ouvrir un espace où Dieu peut agir.
Et il y a un détail magnifique. Bartimée jette son manteau. Pour un mendiant, le manteau représentait presque toute sa richesse, sa protection, sa sécurité.Mais lorsqu’il entend l’appel du Christ, il laisse derrière lui ce qui l’encombre. La rencontre avec Jésus demande toujours un certain dépouillement. Saint Augustin écrivait : « Crains moins de perdre ce que tu possèdes que de te perdre toi-même. »Parfois nous gardons jalousement des choses qui nous empêchent d’avancer : des rancunes, des peurs, des habitudes, ou même une image de nous-mêmes.Bartimée, lui, lâche son manteau… et trouve une vie nouvelle.Puis Jésus lui demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Question étonnante. Comme si Dieu ne voulait jamais nous sauver sans notre liberté.Et Bartimée répond simplement : « Rabbouni, que je retrouve la vue. »Au fond, c’est peut-être la plus belle prière pour nous aujourd’hui. “Seigneur, apprends-moi à voir.” Voir ta présence.Voir les autres autrement. Voir la beauté discrète du quotidien. Voir la lumière même quand tout semble obscur.
Et l’Évangile se termine ainsi : « Aussitôt il retrouva la vue et il suivait Jésus sur le chemin. » La foi n’est pas seulement recevoir quelque chose. C’est se mettre en route.
toi qui fais de ton Église une maison de lumière,ouvre les yeux de ton peupleafin qu’il sache reconnaître les pauvres, les oubliés et les blessés de notre temps.Qu’il annonce l’Évangile avec douceur, vérité et espérance.Seigneur, nous te prions.
Seigneur Jésus,regarde les peuples enfermés dans les ténèbres de la guerre, de la haine et de la violence.Fais lever sur notre monde une aurore de paix,et donne aux responsables des nations le courage du dialogue et de la réconciliation.Seigneur, nous te prions.
Seigneur Jésus,viens rejoindre ceux qui vivent dans la nuit du découragement, de la maladie ou de la solitude.Quand leurs forces s’épuisent,fais entendre dans leur cœur cette parole qui relève :« Confiance, lève-toi, je t’appelle. »Seigneur, nous te prions.
Seigneur Jésus,guéris-nous de toutes les cécités du cœur :l’indifférence, l’orgueil, les jugements rapides et les peurs qui ferment nos mains.Apprends-nous à regarder les autres avec ton regard de miséricorde.Seigneur, nous te prions.
Seigneur Jésus,fais de nos communautés chrétiennes des lieux où personne n’est réduit au silence,où chacun peut être accueilli, écouté et relevé.Et apprends-nous à marcher ensemble à ta suitedans la joie de l’Évangile.Seigneur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père ...
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie ...
Il y a aujourd’hui, au bord d’une route poussiéreuse de Jéricho, un homme assis dans l’ombre. Bartimée. Un aveugle. Un mendiant. Autrement dit, quelqu’un qu’on entend plus qu’on ne regarde. Et pourtant, c’est peut-être lui qui voit le plus clair.
Autour de Jésus, beaucoup regardent… mais peu comprennent.
Bartimée, lui, ne voit pas avec ses yeux, mais avec son cœur, comme le Petit Prince.
Et dès qu’il entend passer Jésus, il se met à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Ce cri est magnifique. Ce n’est pas un discours savant. Ce n’est pas une belle théorie. C’est une prière nue.
La foi commence souvent ainsi : par un cri. Et la foule réagit de manière très ecclésiale… « Tais-toi ! ». On comprend, Jéricho est le lieu d’une énorme garnison romaine et dire : « Fils de David », c’est dire Messie, Roi d’Israël ; c’est donc très risqué face à l’occupant.
Il faut reconnaître que parfois, les obstacles les plus décourageants sur le chemin de Dieu ne viennent pas du monde… mais des gens déjà installés au premier rang, nous en quelque sorte, habités par la peur ...
Heureusement, Jésus entend toujours les voix que les autres veulent faire taire. Alors Jésus s’arrête. ’est bouleversant : au milieu de la foule, Dieu s’arrête pour un homme blessé.
Et on dit à Bartimée : « Confiance, lève-toi, il t’appelle. »
Voilà peut-être l’une des plus belles phrases de l’Évangile.
Elle pourrait être adressée à chacun de nous. À nos fatigues.
À nos obscurités. À nos découragements. “Confiance… lève-toi… il t’appelle.”
La première lecture éclaire profondément cette scène.
Pierre nous dit : « Vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte. » Quelle parole incroyable !
Dieu ne regarde pas nos pauvretés comme le monde les regarde.
Aux yeux de Dieu, personne n’est inutile. Personne n’est oublié.
Nous sommes des pierres vivantes. Pas des briques froides, pas des monuments figés, mais des vies appelées à devenir demeure de Dieu.
Et le psaume nous faisait chanter : « Acclamez le Seigneur, terre entière ! » La foi chrétienne n’est pas une religion de tristesse, Philippe Néri nous le rappelait avant-hier. Elle est un passage de l’ombre à la lumière, de la peur à la confiance, de l’immobilité à la marche.
Bartimée commence assis au bord du chemin. Il finit debout, en route derrière Jésus. Voilà ce que fait le Christ.
Saint Grégoire le Grand écrivait : « Celui qui reconnaît les ténèbres de son aveuglement voit déjà commencer en lui la lumière éternelle. »
Reconnaître sa pauvreté, ce n’est pas perdre sa dignité.
C’est ouvrir un espace où Dieu peut agir.
Et il y a un détail magnifique. Bartimée jette son manteau. Pour un mendiant, le manteau représentait presque toute sa richesse, sa protection, sa sécurité.
Mais lorsqu’il entend l’appel du Christ, il laisse derrière lui ce qui l’encombre. La rencontre avec Jésus demande toujours un certain dépouillement. Saint Augustin écrivait : « Crains moins de perdre ce que tu possèdes que de te perdre toi-même. »
Parfois nous gardons jalousement des choses qui nous empêchent d’avancer : des rancunes, des peurs, des habitudes, ou même une image de nous-mêmes.
Bartimée, lui, lâche son manteau… et trouve une vie nouvelle.
Puis Jésus lui demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Question étonnante. Comme si Dieu ne voulait jamais nous sauver sans notre liberté.
Et Bartimée répond simplement : « Rabbouni, que je retrouve la vue. »
Au fond, c’est peut-être la plus belle prière pour nous aujourd’hui. “Seigneur, apprends-moi à voir.” Voir ta présence.
Voir les autres autrement. Voir la beauté discrète du quotidien. Voir la lumière même quand tout semble obscur.
Et l’Évangile se termine ainsi : « Aussitôt il retrouva la vue et il suivait Jésus sur le chemin. » La foi n’est pas seulement recevoir quelque chose. C’est se mettre en route.
toi qui fais de ton Église une maison de lumière,
ouvre les yeux de ton peuple
afin qu’il sache reconnaître les pauvres,
les oubliés et les blessés de notre temps.
Qu’il annonce l’Évangile avec douceur, vérité et espérance.
Seigneur, nous te prions.
Seigneur Jésus,
regarde les peuples enfermés dans les ténèbres de la guerre, de la haine et de la violence.
Fais lever sur notre monde une aurore de paix,
et donne aux responsables des nations le courage du dialogue et de la réconciliation.
Seigneur, nous te prions.
Seigneur Jésus,
viens rejoindre ceux qui vivent dans la nuit du découragement, de la maladie ou de la solitude.
Quand leurs forces s’épuisent,
fais entendre dans leur cœur cette parole qui relève :
« Confiance, lève-toi, je t’appelle. »
Seigneur, nous te prions.
Seigneur Jésus,
guéris-nous de toutes les cécités du cœur :
l’indifférence, l’orgueil, les jugements rapides et les peurs qui ferment nos mains.
Apprends-nous à regarder les autres avec ton regard de miséricorde.
Seigneur, nous te prions.
Seigneur Jésus,
fais de nos communautés chrétiennes
des lieux où personne n’est réduit au silence,
où chacun peut être accueilli, écouté et relevé.
Et apprends-nous à marcher ensemble à ta suite
dans la joie de l’Évangile.
Seigneur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;
monde que nous déréglons si souvent
en ne le respectant pas : Notre Père ...

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