Mardi de la 9ème semaine du Temps de l'Église
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne. Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides. De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent. Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent lEn ce temps-là, on envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler, et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? » Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. » Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils. Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.
L'évangile de ce jour commence par un piège. Les adversaires de Jésus arrivent avec des sourires polis, des compliments bien préparés et une question soigneusement empoisonnée. Ils lui disent : « Maître, nous savons que tu es toujours vrai... » En général, lorsqu'un évangile commence par autant de flatteries, il est prudent de vérifier où est caché le filet. Et le filet arrive immédiatement : « Est-il permis de payer l'impôt à César ? »Question redoutable. Si Jésus répond oui, il passe pour un collaborateur de l'occupant romain.S'il répond non, il risque des ennuis avec les autorités.Autrement dit : quoi qu'il dise, il est censé perdre.Mais Jésus possède un talent remarquable : il refuse toujours les cases trop étroites. Il demande une pièce de monnaie. « De qui est cette image ? » — « De César. » Alors vient la célèbre réponse : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »Pendant des siècles, on a médité cette phrase. Mais remarquons une chose : Jésus ne s'arrête pas à César. La vraie question n'est pas la monnaie. La vraie question est : Qu'est-ce qui appartient à Dieu ? La pièce porte l'image de César. Très bien. Qu'on la lui rende. Mais nous ? Quelle image portons-nous ? Le livre de la Genèse répond : « Dieu créa l'homme à son image ». La pièce porte l'image de César. L'homme porte l'image de Dieu. Voilà pourquoi Dieu ne demande pas seulement quelques pièces. Il demande notre cœur.
La deuxième lettre de Pierre nous élève encore davantage. L'apôtre parle du Jour du Seigneur, de la création nouvelle, du monde renouvelé par Dieu. Et il conclut : « Grandissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur. » Grandissez. Le christianisme n'est pas une photographie. C'est une croissance, une aventure, une maturation. Saint Grégoire de Nysse écrivait : « La vraie vision de Dieu consiste à ne jamais cesser de le désirer. » Plus nous avançons, plus l'horizon s'élargit. Plus nous connaissons Dieu, plus nous découvrons sa grandeur.
Le psaume ajoute une note d'humilité : « Mille ans sont à tes yeux comme le jour d'hier qui passe. » Nous courons souvent après le temps. Nous regardons nos montres, nos agendas, nos échéances.Dieu regarde les siècles comme nous regardons un coucher de soleil. Ce n'est pas qu'il méprise notre temps. C'est qu'il habite l'éternité. Saint Augustin écrivait : « Les temps sont mauvais ? Vivons bien, et les temps seront bons. Nous sommes les temps. »Quelle actualité ! Nous nous plaignons volontiers du monde. Et si le Seigneur nous répondait : « Commence par devenir la lumière que tu attends. »
Les pharisiens de l'Évangile s'émerveillent de la réponse de Jésus.Le texte dit : « Ils étaient remplis d'étonnement. » Et nous aussi.Parce que Jésus déplace toujours la question. Nous demandons : « Que dois-je faire ? » Il demande : « À qui appartiens-tu ? »Nous demandons : « Combien donner ? » Il demande : « Es-tu prêt à te donner ? »Nous demandons : « Quelle est la limite ? » Il demande : « Où est ton cœur ? »
Et c'est là que les trois lectures se rejoignent.Saint Pierre nous invite à grandir.Le psaume nous rappelle que nos jours sont fragiles.L'Évangile nous révèle à qui nous appartenons.Nous appartenons à Dieu. Comme un enfant appartient à l'amour de son père. Voilà notre vocation. Vivre pleinement. Aimer pleinement. Donner pleinement. Et laisser Dieu imprimer toujours davantage en nous son visage.
Alors oui, rendons à César ce qui est à César. Mais surtout, rendons à Dieu ce qui porte son image : notre intelligence, nos mains, nos projets, nos joies, nos blessures, notre vie tout entière.Car c'est là le véritable trésor du Royaume. Amen.
qu'elle reflète au milieu du monde le visage du Christ,qu'elle annonce avec douceur et courage la vérité de l'Évangile,et qu'elle aide les hommes à reconnaître leur dignité d'enfants de Dieu.
Pour les responsables des nations,qu'ils exercent leur mission avec justice,qu'ils recherchent sincèrement le bien communet deviennent des artisans de paix entre les peuples.
Pour ceux qui cherchent un sens à leur existence,que l'Esprit Saint ouvre devant eux des chemins de lumière,et leur fasse découvrir qu'ils sont infiniment aimés de Dieu.
Pour les personnes éprouvées par la maladie, le deuil ou la solitude,que le Seigneur soit leur refuge,leur consolation et leur espérance.
Pour notre communauté,qu'en grandissant dans la grâce du Christ,nous devenions davantage des témoins de bonté,de miséricorde et de fraternité.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père ...
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie ...
L'évangile de ce jour commence par un piège. Les adversaires de Jésus arrivent avec des sourires polis, des compliments bien préparés et une question soigneusement empoisonnée. Ils lui disent : « Maître, nous savons que tu es toujours vrai... » En général, lorsqu'un évangile commence par autant de flatteries, il est prudent de vérifier où est caché le filet. Et le filet arrive immédiatement : « Est-il permis de payer l'impôt à César ? »
Question redoutable. Si Jésus répond oui, il passe pour un collaborateur de l'occupant romain.
S'il répond non, il risque des ennuis avec les autorités.
Autrement dit : quoi qu'il dise, il est censé perdre.
Mais Jésus possède un talent remarquable : il refuse toujours les cases trop étroites. Il demande une pièce de monnaie. « De qui est cette image ? » — « De César. » Alors vient la célèbre réponse : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Pendant des siècles, on a médité cette phrase. Mais remarquons une chose : Jésus ne s'arrête pas à César. La vraie question n'est pas la monnaie. La vraie question est : Qu'est-ce qui appartient à Dieu ? La pièce porte l'image de César. Très bien. Qu'on la lui rende. Mais nous ? Quelle image portons-nous ? Le livre de la Genèse répond : « Dieu créa l'homme à son image ». La pièce porte l'image de César. L'homme porte l'image de Dieu. Voilà pourquoi Dieu ne demande pas seulement quelques pièces. Il demande notre cœur.
La deuxième lettre de Pierre nous élève encore davantage. L'apôtre parle du Jour du Seigneur, de la création nouvelle, du monde renouvelé par Dieu. Et il conclut : « Grandissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur. » Grandissez. Le christianisme n'est pas une photographie. C'est une croissance, une aventure, une maturation. Saint Grégoire de Nysse écrivait : « La vraie vision de Dieu consiste à ne jamais cesser de le désirer. »
Plus nous avançons, plus l'horizon s'élargit. Plus nous connaissons Dieu, plus nous découvrons sa grandeur.
Le psaume ajoute une note d'humilité : « Mille ans sont à tes yeux comme le jour d'hier qui passe. » Nous courons souvent après le temps. Nous regardons nos montres, nos agendas, nos échéances.
Dieu regarde les siècles comme nous regardons un coucher de soleil. Ce n'est pas qu'il méprise notre temps. C'est qu'il habite l'éternité. Saint Augustin écrivait : « Les temps sont mauvais ? Vivons bien, et les temps seront bons. Nous sommes les temps. »
Quelle actualité ! Nous nous plaignons volontiers du monde. Et si le Seigneur nous répondait : « Commence par devenir la lumière que tu attends. »
Les pharisiens de l'Évangile s'émerveillent de la réponse de Jésus.
Le texte dit : « Ils étaient remplis d'étonnement. » Et nous aussi.
Parce que Jésus déplace toujours la question. Nous demandons : « Que dois-je faire ? » Il demande : « À qui appartiens-tu ? »
Nous demandons : « Combien donner ? » Il demande : « Es-tu prêt à te donner ? »
Nous demandons : « Quelle est la limite ? » Il demande : « Où est ton cœur ? »
Et c'est là que les trois lectures se rejoignent.
Saint Pierre nous invite à grandir.
Le psaume nous rappelle que nos jours sont fragiles.
L'Évangile nous révèle à qui nous appartenons.
Nous appartenons à Dieu. Comme un enfant appartient à l'amour de son père. Voilà notre vocation. Vivre pleinement. Aimer pleinement. Donner pleinement. Et laisser Dieu imprimer toujours davantage en nous son visage.
Alors oui, rendons à César ce qui est à César. Mais surtout, rendons à Dieu ce qui porte son image : notre intelligence, nos mains, nos projets, nos joies, nos blessures, notre vie tout entière.
Car c'est là le véritable trésor du Royaume. Amen.
qu'elle reflète au milieu du monde le visage du Christ,
qu'elle annonce avec douceur et courage
la vérité de l'Évangile,
et qu'elle aide les hommes
à reconnaître leur dignité d'enfants de Dieu.
Pour les responsables des nations,
qu'ils exercent leur mission avec justice,
qu'ils recherchent sincèrement le bien commun
et deviennent des artisans de paix entre les peuples.
Pour ceux qui cherchent un sens à leur existence,
que l'Esprit Saint ouvre devant eux des chemins de lumière,
et leur fasse découvrir qu'ils sont infiniment aimés de Dieu.
Pour les personnes éprouvées par la maladie,
le deuil ou la solitude,
que le Seigneur soit leur refuge,
leur consolation et leur espérance.
Pour notre communauté,
qu'en grandissant dans la grâce du Christ,
nous devenions davantage des témoins de bonté,
de miséricorde et de fraternité.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;
monde que nous déréglons si souvent
en ne le respectant pas : Notre Père ...
C'est une manière très simple de rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu.

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