X Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à
notre secours !
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À la fin de la fête, comme ils
s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de
chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le
trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours
qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi :
il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient
s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses
parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant,
pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert
en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?
Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent
pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et
il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
L’Église, au lendemain de la fête du Sacré-Cœur de Jésus,
nous invite à contempler celui de sa Mère : un cœur immaculé. Qu’est-ce que ça veut dire ? Regardons l’évangile de ce jour.
Première chose qu’on nous dit de Marie, c’est qu’elle gardait
toutes ces choses dans son cœur.
Quelques lignes plus haut, on nous disait que Joseph et elle ne
comprirent pas ce que Jésus disait. Et
pourtant, elle garde dans son cœur et heureusement qu’elle garde ce qu’elle ne
comprend pas dans son cœur plutôt que de l’évacuer. J’ai en tête telle ou telle personne qui me
dit parfois : on ne comprend rien à la première lecture ; il vaudrait
mieux la supprimer pour la remplacer par quelque chose qu’on connaît. Je ne le pense pas. Gardons les paroles maintenant
incompréhensibles dans notre cœur, méditons-les, ruminons-les et tôt ou tard
elles s’éclaireront. Parfois, cela peut
prendre des années, une vie peut-être … mais qu’est-ce qu’une vie face à
l’éternité. Alors, ne mettons jamais une
Parole du Seigneur de côté.
Ce cœur est immaculé.
On pourrait traduire sans couleur, vide.
Et c’est sa grandeur. Souvent nos
cœurs sont pleins et déjà mis en couleur, avec nos couleurs évidemment. Mais Dieu ne mettra pas sa couleur dans notre
cœur sans notre accord et avec notre collaboration. Il faut donc qu’il trouve un cœur vierge et
vide. Marie l’a bien compris, qui chante
dans son Magnificat : « Il comble de biens les affamés, renvoie les
riches les mains vides »
✹
que ta justice et ton amour
emplissent la terre.
Béni sois-tu, Seigneur, Parole
vivante du Père :
que ton Évangile parvienne à
toutes les nations.
Béni sois-tu, Seigneur, Esprit de
vie :
que ton souffle renouvelle la face
de la terre.
Béni sois-tu, Seigneur de ton
peuple :
que ton Église témoigne pour
l’espérance.
Béni sois-tu, Seigneur des vivants
:
fais entrer les défunts dans
l’éternelle joie.
Tournons nos regards vers le Père
qui a créé ce monde ;
monde que nous déréglons si
souvent en ne le respectant pas :
Notre Père …
Et que Marie,
la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source
de compassion : Je
vous salue Marie …
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