Saint
Louis de Gonzague
X Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à
notre secours !
&
Tout ce que vous voudriez que
les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que
disent la Loi et les Prophètes.
Entrez par la porte étroite.
Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ;
et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte,
il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux,
ceux qui le trouvent. »
Voilà trois petites maximes que Jésus nous donne. À première vue, elles sont très humaines, ne
demandant pas la foi chrétienne ; et c’est tant mieux ! Mais on peut les lire aussi en les
interprétant à travers tout l’Évangile.
Pour faire court, avant Jésus, il y avait une grande
distinction entre les ‘choses de Dieu’ et les ‘choses des hommes’. Encore aujourd’hui, des chrétiens sont
chrétiens le dimanche pendant l’heure de la messe, mais peuvent vivre comme des
païens, le reste de la semaine … Jésus
nous a appris qu’il n’y a pas d’un côté le sacré, et de l’autre le profane,
mais que toute la création avec l’homme à son sommet - créé à l’image et à la
ressemblance de Dieu - sont sacrés !
Alors, on comprend plus profondément encore ces trois maximes.
Ce qui est sacré, les perles, c’est l’homme et toute la
création ; et les chiens et les pourceaux, ce sont ceux qui ne respectent
ni l’un ni l’autre. C’est donc une
manière de nous dire, de façon positive, que nous devons agir, à tout instant
et pas seulement le dimanche, pour que la création et l’homme soit infiniment
respectés. C’est tout le sens du magnifique texte du Pape : ‘Laudato Si’.
Qui plus est - deuxième maxime -, si nous respectons l’autre,
c’est parce que, comme humain, nous espérons ce même respect pour nous-mêmes ou
dit d’une autre manière, en quittant notre égoïsme fondamental, nous espérons
pour l’autre tout ce que nous espérons pour nous-mêmes ; ils sont nos
frères et sœurs, pas de raison qu’ils aient un traitement différent. Il nous faut abolir la lutte entre Caïn et
Abel. Quant à la création, c’est notre
jardin commun ; il n’y a pas de parcelle réservée pour l’un ou pour l’autre.
Et - troisième maxime - c’est un travail difficile, la porte
est étroite. Et l’on se rappelle
évidemment la parabole du chat de l’aiguille, cette porte étroite d’entrée dans
la ville ; porte par laquelle un chameau ne peut entrer que s’il est
débarrassé de tout ce qu’il a sur le dos.
Oui, nous ne pouvons entrer dans la vie et nous ne pouvons y faire
entrer nos frères et sœurs dans une création renouvelée, que si et seulement
si, nous nous débarrassons de tant de choses qui nous collent à la peau. Amen.
que nous tirions parti du temps
présent
pour hâter la venue de ton règne.
Béni sois-tu pour ce monde en
croissance :
que nous lui annoncions la justice
et la paix.
Béni sois-tu pour l’Église que ton
Esprit renouvelle :
donne à ses fils la joie de
l’espérance.
Béni sois-tu pour la Terre
Nouvelle que tu promets :
guide nos pas jusqu’à la fin du
jour.
Tournons nos regards vers le Père
qui a créé ce monde ;
monde que nous déréglons si
souvent en ne le respectant pas :
Notre Père …
Et que Marie,
la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source
de compassion : Je
vous salue Marie …
Ä

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