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16ème dimanche

du Temps de l’Église

X Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !

&En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée.

 

La tente et le chêne de Mambré, l’Église de Rome et de Colosses et la maison des amis à Béthanie.  La liturgie de ce jour nous fait passer par trois habitations, très différentes et qui, pourtant, sont maisons visitée par Dieu.

 

Et tout d’abord, cet épisode du chêne de Mambré qui a inspiré Roublev et son icône de la Sainte Trinité.  Qu’est-ce que nous voyons : ici, ce ne semble pas Abraham et encore moins Sarah qui attendent le Seigneur.  Non, par ses trois anges, il semble juste passer par là, à l’heure de la sieste en plus ; au meilleur moment pour ne pas être accueillis.  Et pourtant ils vont l’être et pas de manière radine.  Rien n’était prévu, mais Abraham et Sara vont s’ouvrir à l’inattendu de Dieu.  Le Seigneur vient souvent à nous, chez nous au moment où nous y attendons le moins. Ce sera encore le cas avec Marie à l’Annonciation ou aux apôtres appelés alors qu’ils font leur travail professionnel. Un dicton dit qu’il faut saisir la grâce quand elle passe, sinon elle trépasse.  Alors, ne cherchons pas le Seigneur ici - puisqu’il y est -, mais cherchons-le là où nous ne pensons pas qu’il soit ! 

 

Chez Marthe et Marie, c’est très différent.  Ce sont des amis, la porte est toujours ouverte pour Jésus ; il vient quand il veut, il est là comme chez lui.  Et heureusement qu’il y a Marthe pour préparer le repas ; et sûr que le Seigneur en aura bien profité, ce n’est pas cela qu’il critique.  Le Seigneur habite nos maisons.  La tradition orthodoxe place l’icône de la Trinité dans le hall de la maison pour le signifier concrètement.  Il est chez nous et nous voulons l’honorer.  Mais, comme souvent, nous pensons qu’honorer le Seigneur, c’est de l’ordre du faire et à force de vouloir bien faire on finit par s’agiter et à faire des courants d’air.  Le Seigneur ne nous invite pas au faire mais à l’être ; à être simplement avec lui comme il est avec nous.  Prenons des petits temps avec lui, à la maison … et c’est encore plus simple en ce temps de vacances.  Et si nous prenons du temps pour être avec lui, alors, nous pourrons faire des choses pour lui, mais sans nous agiter.

 

Et enfin, Paul, prisonnier à Rome, écrit à l’Église de Colosses qui vit une situation délicate : celle de retomber dans le culte des idoles.  Deux Églises en situation difficile. Et Paul parle bien de souffrances, des souffrances qu’il porte pour eux.  L’Église n’est pas une maison où l’on a la paix, mais une maison où on est en paix … et même dira Paul, dans la joie.  Comme toute communauté humaine, l’Église est balayée, ravagée même parfois par des souffrances et des péchés abominables ; elle n’a pas la paix et elle ne l’aura jamais.  Mais, dans ses souffrances, malgré son péché, parce que et uniquement parce que le Seigneur l’habite, nous pouvons être en paix.  Amen.   

✹Avec Marthe, accaparée par les occupations du service, remercions le Seigneur pour les évêques, les prêtres, les diacres, les religieux et religieuses qui se donnent sans compter au service de l’Église. Confions-lui celles et ceux qui traversent des épreuves.

Avec Marthe et Marie, remercions le Seigneur pour les responsables politiques qui se mettent à l’écoute de leurs citoyens avant d’agir. Confions-lui celles et ceux qui doivent prendre, en ces jours, de grandes décisions.

 

Avec Marthe, soucieuse de proposer au Christ une table accueillante, remercions le Seigneur pour les soignants qui se donnent sans compter pour les personnes âgées. Confions-lui celles et ceux qui sont menacés par l’épuisement.

                                                         

Avec Marie, modèle d’écoute et de silence, remercions le Seigneur pour ceux qui, en ces temps de vacances, consacrent davantage de temps à la prière et à la lecture de la Bible.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;

monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas :

Notre Père …

 

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie … 

ÄQuelle place tiennent la prière, l’oraison, la lectio divina dans ma vie de chaque jour ?

Quel est le dernier livre que j’ai lu pour nourrir l’intelligence de ma foi ?

Quels sont les engagements que je prends au service de ma paroisse ? de ma commune ? des plus pauvres ?

 



 

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