16ème
dimanche
du
Temps de l’Église
X Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à
notre secours !
&
La tente et le chêne de Mambré, l’Église de Rome et de
Colosses et la maison des amis à Béthanie.
La liturgie de ce jour nous fait passer par trois habitations, très
différentes et qui, pourtant, sont maisons visitée par Dieu.
Et tout d’abord, cet épisode du chêne de Mambré qui a inspiré
Roublev et son icône de la Sainte Trinité.
Qu’est-ce que nous voyons : ici, ce ne semble pas Abraham et encore
moins Sarah qui attendent le Seigneur.
Non, par ses trois anges, il semble juste passer par là, à l’heure de la
sieste en plus ; au meilleur moment pour ne pas être accueillis. Et pourtant ils vont l’être et pas de manière
radine. Rien n’était prévu, mais Abraham
et Sara vont s’ouvrir à l’inattendu de Dieu.
Le Seigneur vient souvent à nous, chez nous au moment où nous y
attendons le moins. Ce sera encore le cas avec Marie à l’Annonciation ou aux
apôtres appelés alors qu’ils font leur travail professionnel. Un dicton dit
qu’il faut saisir la grâce quand elle passe, sinon elle trépasse. Alors, ne cherchons pas le Seigneur ici -
puisqu’il y est -, mais cherchons-le là où nous ne pensons pas qu’il soit
!
Chez Marthe et Marie, c’est très différent. Ce sont des amis, la porte est toujours
ouverte pour Jésus ; il vient quand il veut, il est là comme chez lui. Et heureusement qu’il y a Marthe pour
préparer le repas ; et sûr que le Seigneur en aura bien profité, ce n’est pas
cela qu’il critique. Le Seigneur habite
nos maisons. La tradition orthodoxe
place l’icône de la Trinité dans le hall de la maison pour le signifier
concrètement. Il est chez nous et nous
voulons l’honorer. Mais, comme souvent,
nous pensons qu’honorer le Seigneur, c’est de l’ordre du faire et à force de
vouloir bien faire on finit par s’agiter et à faire des courants d’air. Le Seigneur ne nous invite pas au faire mais
à l’être ; à être simplement avec lui comme il est avec nous. Prenons des petits temps avec lui, à la
maison … et c’est encore plus simple en ce temps de vacances. Et si nous prenons du temps pour être avec
lui, alors, nous pourrons faire des choses pour lui, mais sans nous agiter.
Et enfin, Paul, prisonnier à Rome, écrit à l’Église de
Colosses qui vit une situation délicate : celle de retomber dans le culte des
idoles. Deux Églises en situation
difficile. Et Paul parle bien de souffrances, des souffrances qu’il porte pour
eux. L’Église n’est pas une maison où
l’on a la paix, mais une maison où on est en paix … et même dira Paul, dans la
joie. Comme toute communauté humaine,
l’Église est balayée, ravagée même parfois par des souffrances et des péchés
abominables ; elle n’a pas la paix et elle ne l’aura jamais. Mais, dans ses souffrances, malgré son péché,
parce que et uniquement parce que le Seigneur l’habite, nous pouvons être en
paix. Amen.
✹
Avec Marthe et Marie, remercions
le Seigneur pour les responsables politiques qui se mettent à l’écoute de leurs
citoyens avant d’agir. Confions-lui celles et ceux qui doivent prendre, en ces
jours, de grandes décisions.
Avec Marthe, soucieuse de proposer
au Christ une table accueillante, remercions le Seigneur pour les soignants qui
se donnent sans compter pour les personnes âgées. Confions-lui celles et ceux
qui sont menacés par l’épuisement.
Avec Marie, modèle d’écoute et de
silence, remercions le Seigneur pour ceux qui, en ces temps de vacances,
consacrent davantage de temps à la prière et à la lecture de la Bible.
Tournons nos regards vers le Père
qui a créé ce monde ;
monde que nous déréglons si
souvent en ne le respectant pas :
Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Ä
Quel est le dernier livre que j’ai lu pour nourrir l’intelligence de ma foi ?
Quels sont les engagements que je prends au service de ma paroisse ? de ma commune ? des plus pauvres ?

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