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Jeudi de la 15ème semaine

du Temps de l’Église

X Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !

&En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

 

Nous aimerions bien que Jésus ait dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous l’enlèverai ».  Malheureusement ce n’est pas ce qu’il nous dit : C’est le grand mystère de la souffrance qui reste encore bien présente dans notre monde et on ne peut que comprendre que des gens s’en prennent à Dieu quand ils sont submergés par la souffrance.  Nous ne sommes pas là pour les juger.

 

Mais, comment Jésus nous procure-t-il le repos dans la souffrance ?  C’est la grande image de Simon de Cyrène : il porte la croix avec nous.  Cela a deux conséquences : tout d’abord, le poids de la souffrance est divisé, mais surtout, on se rend compte que l’on n’est plus seul face à la souffrance, qu’un autre est avec nous, que Dieu lui-même est à nos côtés.  C’était la parabole du Bon Samaritain de ce dimanche où l’on voyait les 7 actions que Jésus, Bon Samaritain posait sur nous lorsque nous sommes abattus ?

 

Mais il faut encore aller plus loin.  Parce que Jésus dit que lui-même et son Évangile sont un joug, un fardeau.  Et les premiers chrétiens, persécutés, s’en rendent bien compte quand Matthieu écrit l’Évangile.  Et en même temps, Jésus leur dit que ce fardeau est léger.  Comment bien comprendre ?  Le fardeau du Christ, c’est l’amour.  Prenons une image : une maman qui veille toute la nuit son enfant malade, évidemment, c’est un fardeau.  Elle est fatiguée et doit sans doute aller travailler le lendemain.  Et en même temps, ce fardeau - bien réel - est léger, car son amour pour son enfant est tel qu’il lui semble tellement normal de le veiller.  De la même manière, annoncer l’Évangile au monde est un fardeau, mais si nous considérons vraiment l’autre comme un frère ou une sœur bien-aimés, si nous désirons son bonheur, alors, ce fardeau devient léger.  Et combien de récit avons-nous de martyrs s’en allant plein de joie au supplice !

 

Et enfin, évidemment, notre place.  Si le chrétien est un imitateur du Christ, il devient forcément, à son tour, Simon de Cyrène de ses frères et sœurs.  Nous ne supprimons pas le mal, mais nous le portons avec eux.  Il y a un an, les inondations ravageaient nos deux vallées de la Vesdre et de l’Ourthe.  Nous n’avons pas fait se reculer les eaux à la manière de Moïse, mais tous ces gestes qui ont été posés ont été ceux de Simon de Cyrène, chrétiens ou non.  Amen.

 

✹Avec nos actions de grâce,

présentons à Dieu nos demandes :

 

R/ Écoute-nous, Dieu très bon.

 

Béni sois-tu, Seigneur, qui as mis en nous le souffle de la vie :

donne-nous de revivre par ton Esprit.

 

À l’aube de ce jour, suscite en nous le désir de te servir :

que nos travaux et nos joies te glorifient.

 

Devant les pièges de l’argent et de l’orgueil,

dessille nos yeux et guide nos pas.

 

Rends-nous sensibles aux besoins de nos frères :

que notre charité se fasse inventive.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;

monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas :

Notre Père …

 

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie … 

ÄSaint Camille de Lellis fut très investi dans les hôpitaux. Peut-être puis-je consacrer du temps à visiter ou à prier pour une ou plusieurs personnes malades ?



 

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