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Lundi de la 16ème semaine

du Temps de l’Église

X Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !

&En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. » Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »

 

Des signes …  Ce n’est pas des preuves, mais dans la bouche des pharisiens, on comprend que ça y ressemble très fort. Jésus, une fois de plus, doit se justifier ; et pour ce faire, partir dans l’exceptionnel, le miraculeux, l’extraordinaire.  Nous ne sommes pas pharisiens, mais avouons que, de temps en temps, cela nous ferait du bien un signe du Seigneur pour pouvoir dire aux autres : « Vous voyez qu’il existe, vous voyez qu’il a raison ».  Et même pour nous-mêmes, nous aimerions bien des signes plus réels que des sacrements ou sa Parole.  Ce n’est pas que Dieu ne veut pas, mais il ne peut pas, il ne sait pas, en Belge.  Lorsque je reçois des fiancés, pour les taquiner, je leur demande de me montrer, de me « prouver » que l’autre est le bon.  Ils ont beau me donner des tonnes d’arguments, je leur dis toujours que bien d’autres ont les mêmes qualités.  L’amour ne se prouve pas, il se vit.

 

Et c’est justement cela : la « preuve » de Jésus, ce sera sa vie plus forte que la mort qu’il subira.  Un peu comme s’il nous disait : « je vous aime tellement, qu’il me sera impossible de vivre sans vous ; je m’arrangerai donc pour être toujours près de vous ».  Beaucoup m’ont dit, après les inondations avoir compris de près cette maxime : « C’est dans le besoin qu’on reconnaît ses amis ».  Ceux qui les aimaient vraiment, sont restés et sont encore tout proches d’eux ; les autres, on ne les a pas vu.  Si notre Dieu est un Dieu-avec-nous, le chrétien doit être un homme, une femme avec les autres.  C’est le seul signe, la seule preuve que nous puissions donner de notre foi.

 

Enfin, notre manière de montrer notre amour à Jésus, cette foi, cette comme les Ninivites, de nous convertir et comme la reine de Saba de venir jusqu’à lui.  L’amour vrai nous convertit, change notre cœur, automatiquement et l’amour vrai nous met toujours en route vers l’autre.  Si l’un des deux manque, c’est que notre amour pour Jésus s’étiole …  Il est temps de le raviver.  Amen.

 

Bénissons le Seigneur qui veut le bonheur de ses enfants.

 

R/ Ami des hommes, sois béni !

 

Tu invites à la pauvreté des cœurs,

 

Tu donnes la terre en partage,

 

Tu consoles ceux qui pleurent,

 

Tu rassasies ceux qui ont faim de la justice,

 

Tu fais miséricorde aux miséricordieux,

 

Tu te révèles aux cœurs purs,

 

Tu appelles tes fils ceux qui font la paix,

 

Tu donnes ton Royaume aux persécutés.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;

monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas :

Notre Père

 

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie … 

ÄCe soir, je pourrais me poser cette question : à quels instants de ma journée le Christ était-il présent ?



 

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