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Saint Bonaventure

X Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !

&En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »  Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

 

Bonaventure est un moine franciscain qui a vécu au XIIIème siècle.  Il deviendra maître de l’ordre des franciscains et finira cardinal.  Mais c’est surtout un des grands théologiens du Moyen-âge.  Il nous donne trois conseils qui peuvent nous éclairer aujourd’hui pour devenir saint.

 

Premier conseil : « Dans la première façon de voir, l’observateur considère les choses en elles-mêmes… ».  Que veut-il dire ?  N’ayons pas peur de regarder notre vie en face, telle qu’elle est et non pas telle que nous voudrions qu’elle soit ou qu’elle ait été. C’est une grande tentation que de vouloir oublier certains aspects de notre existence, de les passer sous silence … même à soi-même.  Nous pouvons devenir auto-amnésiques.  Je ne veux plus me souvenir de telle chose.  Non, dit Bonaventure, regarde les choses naturellement, sans poser de regard moral sur elles.

 

Deuxième point : Il nous invite à regarder le monde et nous-mêmes dans « son origine, son développement et sa fin ».  Dit de façon toute simple : nous sommes en chemin ; ou pour reprendre l’expression de François, nous sommes des viator, des pèlerins. Il nous invite à avoir un regard positif sur l’évolution du monde et sur notre vie.  Fini les « c’était le bon vieux temps ».  Non, le bon temps, c’est demain ; nous n’avons jamais été aussi proches du Royaume de Dieu qu’aujourd’hui.  Les pessimistes eux, diront : « nous n’avons jamais été aussi proche de notre mort et de la fin des temps qu’aujourd’hui … »    Avouez que c’est très différent du regard chrétien.

 

Troisième point : Enfin, dit Bonaventure, il faut discerner dans le monde et en soi les choses les « meilleures et plus dignes ». Pourquoi ?  Pour que le Royaume avance encore plus vite.  C’est Dieu qui fait advenir le Royaume, mais nous pouvons l’aider.  En regardant toute notre vie, parce qu’il y a des choses qui nous paraissent négatives en soi, alors que peut-être, elles peuvent faire grandir le royaume : Dieu peut faire jaillir une fleur sur un tas de fumier et en ayant cette vision positive que le monde avance vers le bien, chaque jour un peu plus.  Amen

✹Supplions le Christ qui nous a aimés jusqu’à la mort :

 

R/ Sauve-nous par ton amour.

 

Jésus, que l’on a bafoué sans raison,

prends pitié de ceux dont l’amour est trahi.

 

Jésus, que l’amour du Royaume a perdu,

prends pitié de ceux que l’on met en prison.

 

Jésus, qui n’as pas trouvé de consolateur,

prends pitié de ceux qui sont affligés.

 

Jésus, que l’on abreuva de vinaigre,

prends pitié de ceux qui souffrent pour la justice.

 

Jésus, humilié par les hommes, sauvé par Dieu,

sois la joie et la fête des pauvres.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;

monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas :

Notre Père …

 

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie … 

ÄJésus enseigne aux pharisiens le véritable sens du sabbat. Je peux demander à Dieu de m’éclairer sur ce qu’il attend de moi.


 

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