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Mercredi de la 28ème semaine
du Temps de l’Église

 Mettons-nous en présence de Dieu : 
Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours  !
 En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. » Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. » 

       Trois rencontres ; trois attitudes semblables et différentes à la fois. 

       La première nous parle de Jésus lui-même et de sa condition. Et il oppose sa situation à celles d’animaux insignifiants : le renard, considéré à l’époque comme un petit chien et un oiseau.  Ils sont tout petits dans la création, mais ils ont une maison.  Lui, Jésus, le tout grand n’a eu qu’une mangeoire comme couffin, qu’une croix comme lit d’agonie et pas d’endroit où reposer durant sa vie.  Il a été SDF, dépendant de l’accueil, en particulier de Pierre, de Lazare et sa famille.  Il a dû tout attendre des autres.  Voilà la première caractéristique du chrétien : ne pas se suffire à lui-même mais dépendre des autres, et du tout-autre, le Seigneur. 

       La deuxième qui paraît très dure : « laisse les morts enterrer leurs morts ».  Jésus ne renie évidemment pas la famille, mais il veut montrer la nouveauté de l’Évangile ; ce qui était avant lui est de l’ordre de la mort.  Cela rejoint le vin nouveau à mettre dans des outres neuves.  Oui, avec Jésus, le monde ancien s’en est allé. C’est comme la chrysalide que la chenille doit abandonner pour devenir papillon ; nous ne sommes pas appelés à ramper - comme le serpent de la Genèse - mais à voler - comme la colombe de ce même livre de la Genèse.

 

       Et la troisième rencontre poursuit et parachève la deuxième.  Elle en est la conséquence : il ne faut donc pas se retourner.  Nous nous rappelons tous l’histoire de la femme de Loth qui est transformée en statue de sel pour s’être retournée vers Sodome que le Seigneur, à travers l’intervention de deux anges, lui avait demandé de fuir, avec toute sa famille, avant qu’il ne la détruise. Mais il leur avait bien dit de ne pas se retourner en arrière.  Si le monde ancien est mort ou moribond, rien ne sert de continuer à se tourner vers lui.  On de mes maîtres avait cette phrase : « Le passé est passé, dépassé, trépassé ». Dieu est devant nous et plus que jamais, la phrase de François est d’actualité : il nous faut bannir le « on a toujours fait ainsi ».  Amen 

 Dans la paix de l’Esprit Saint, prions le Seigneur Dieu :

 
R/ Kyrie eleison.
 
Pour que l’Église grandisse

et que les chrétiens demeurent dans l’unité,

 
Pour la famille de Dieu,

ici rassemblée au nom du Christ,

 
Pour le peuple chrétien et pour ses pasteurs,

le pape, les évêques et les prêtres,

 
Pour que le travail de ce jour nous rapproche de Dieu

et nous procure le pain quotidien,

 
Pour nos frères qui souffrent

dans leur âme ou dans leur corps.

 
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;

monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas :

Notre Père


Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, 

soit aujourd’hui encore source de compassion : 

Je vous salue Marie …

 Des martyrs ont donné leur vie en témoignant de leur foi au Christ. Comment, à mon niveau, puis-je me mettre au service de mon prochain ? Quelle action puis-je entreprendre ?



 


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