Présentation
de
la Vierge Marie
On
ne trouve rien dans les évangiles sur l’enfance de Marie et donc rien sur sa
présentation au Temple. Mais, comme tout
enfant juif, elle y a été présentée. C’est
un texte non-officiel - non canonique dans notre jargon - le protévangile de Jacques
qui raconte cette ‘pieuse histoire’. Peu
importe qu’elle soit vraie ; ce qui est intéressant, c’est ce que l’auteur
a voulu dire de Marie sans doute, mais aussi de ce que devaient faire les
chrétiens pour lui ressembler.
Voilà
un extrait de ce conte, pourrait-on dire : « Lorsqu'elle eut deux
ans, Joachim dit : Menons-la au Temple du Seigneur, afin que s'accomplisse la
promesse que nous avons faite, sinon le Tout-Puissant nous avertirait et
l'offrande que nous lui ferions serait rejetée. Mais Anne répondit : Attendons
la troisième année pour que l'enfant soit en âge de reconnaître son père et sa
mère. Et Joachim répondit : Attendons ! »
La première chose qu’on nous dit c’est que Marie a été présentée au
Temple, mais qu’elle s’est présentée au Temple au début de sa vie consciente. Qu’est-ce que cela signifie pour nous ? Simplement qu’avant de commencer sa vie,
Marie la pose devant le Seigneur ; qu’elle traite toutes les choses
humaines sous le regard de Dieu. Mais,
direz-vous, impossible pour nous qui sommes déjà des adultes. Écoutez ce que saint Alphonse-Marie de Ligori
disait dans le langage un peu suranné de son époque : « O Marie,
enfant chérie de Dieu, que ne puis-je vous offrir et vous consacrer les
premières années de ma vie, comme vous vous êtes offerte et consacrée au
Seigneur dans le Temple ! mais, hélas ! ces premières années sont déjà bien
loin de moi ! J'ai employé un temps si précieux à servir le monde et vous ai
oubliée en écoutant la voix de mes passions. Toutefois il vaut mieux commencer
tard à vous servir que de rester toujours rebelle. » Bref, jamais trop tard et c’est surtout un ‘déclic’
à acquérir. Chaque fois que j’ai une
décision à prendre, je décide de discuter le coup avec le Seigneur.
Elle
s’est présentée, mais a été présentée aussi par ses deux parents que la tradition
a appelés Anne et Joachim. Celle qu’ils
ont reçu, ils la considèrent comme un cadeau de Dieu et, en quelque sorte, la
lui rende. Apprendre à reconnaître toute
belle chose qui arrive dans nos vies comme un cadeau de Dieu et ne pas s’en
approprier le mérite, mais reconnaître tout comme un don. Écoutez les préfaces aux messes - ce texte
qui précède le chant du ‘Saint, le Seigneur’ - et vous verrez que c’est cela
que l’on trouve dedans : rendre grâce au Seigneur pour les cadeaux qu’il
nous fait et le plus beau cadeau - celui aussi que Marie recevra -, Jésus
lui-même.
Et enfin. Une prière de la messe dit : « Nous ne pouvons t’offrir que ce que nous avons reçu de toi ». Nous reconnaissons ici notre petitesse devant Dieu. Nous pourrions lui offrir, comme au Temple, des offrandes, des animaux, … etc … Mais non, nous nous contentons de lui offrir ce que nous recevons de lui : le pain et le vin et ses propres paroles. C’est forcément ce que nous pouvons lui offrir de meilleur, puisque c’est lui qui nous les a donnés. Et nous ne devons pas nous demander si c’est juste ce que nous lui offrons, puisque cela vient de lui. Tout est donc simple avec le Seigneur. Amen
et lui a confié
l’univers :
R/ Que notre vie te rende gloire !
Tu nous as
donné ton souffle vivant,
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie,
la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source
de compassion : Je
vous salue Marie …

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