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Présentation

de la Vierge Marie

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !

 En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » 

       On ne trouve rien dans les évangiles sur l’enfance de Marie et donc rien sur sa présentation au Temple.  Mais, comme tout enfant juif, elle y a été présentée.  C’est un texte non-officiel - non canonique dans notre jargon - le protévangile de Jacques qui raconte cette ‘pieuse histoire’.  Peu importe qu’elle soit vraie ; ce qui est intéressant, c’est ce que l’auteur a voulu dire de Marie sans doute, mais aussi de ce que devaient faire les chrétiens pour lui ressembler. 

       Voilà un extrait de ce conte, pourrait-on dire : « Lorsqu'elle eut deux ans, Joachim dit : Menons-la au Temple du Seigneur, afin que s'accomplisse la promesse que nous avons faite, sinon le Tout-Puissant nous avertirait et l'offrande que nous lui ferions serait rejetée. Mais Anne répondit : Attendons la troisième année pour que l'enfant soit en âge de reconnaître son père et sa mère. Et Joachim répondit : Attendons ! »  La première chose qu’on nous dit c’est que Marie a été présentée au Temple, mais qu’elle s’est présentée au Temple au début de sa vie consciente.  Qu’est-ce que cela signifie pour nous ?  Simplement qu’avant de commencer sa vie, Marie la pose devant le Seigneur ; qu’elle traite toutes les choses humaines sous le regard de Dieu.  Mais, direz-vous, impossible pour nous qui sommes déjà des adultes.  Écoutez ce que saint Alphonse-Marie de Ligori disait dans le langage un peu suranné de son époque : « O Marie, enfant chérie de Dieu, que ne puis-je vous offrir et vous consacrer les premières années de ma vie, comme vous vous êtes offerte et consacrée au Seigneur dans le Temple ! mais, hélas ! ces premières années sont déjà bien loin de moi ! J'ai employé un temps si précieux à servir le monde et vous ai oubliée en écoutant la voix de mes passions. Toutefois il vaut mieux commencer tard à vous servir que de rester toujours rebelle. »  Bref, jamais trop tard et c’est surtout un ‘déclic’ à acquérir.  Chaque fois que j’ai une décision à prendre, je décide de discuter le coup avec le Seigneur. 

       Elle s’est présentée, mais a été présentée aussi par ses deux parents que la tradition a appelés Anne et Joachim.  Celle qu’ils ont reçu, ils la considèrent comme un cadeau de Dieu et, en quelque sorte, la lui rende.  Apprendre à reconnaître toute belle chose qui arrive dans nos vies comme un cadeau de Dieu et ne pas s’en approprier le mérite, mais reconnaître tout comme un don.  Écoutez les préfaces aux messes - ce texte qui précède le chant du ‘Saint, le Seigneur’ - et vous verrez que c’est cela que l’on trouve dedans : rendre grâce au Seigneur pour les cadeaux qu’il nous fait et le plus beau cadeau - celui aussi que Marie recevra -, Jésus lui-même. 

Et enfin.  Une prière de la messe dit : « Nous ne pouvons t’offrir que ce que nous avons reçu de toi ».  Nous reconnaissons ici notre petitesse devant Dieu.  Nous pourrions lui offrir, comme au Temple, des offrandes, des animaux, … etc …  Mais non, nous nous contentons de lui offrir ce que nous recevons de lui : le pain et le vin et ses propres paroles.  C’est forcément ce que nous pouvons lui offrir de meilleur, puisque c’est lui qui nous les a donnés.  Et nous ne devons pas nous demander si c’est juste ce que nous lui offrons, puisque cela vient de lui.  Tout est donc simple avec le Seigneur.  Amen       

 Supplions Dieu qui a créé l’homme à son image

et lui a confié l’univers :

 

R/ Que notre vie te rende gloire !

 

Tu nous as donné ton souffle vivant,

 
Tu nous as donné de nommer toute chose,
 
Tu nous as donné un monde à transformer,
 
Tu nous as donné des frères à aimer,
 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père  

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Aujourd’hui particulièrement, je peux reprendre les mots du Magnificat : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles. »


 









 







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