Samedi
de la 34ème semaine
du
Temps de l’Église
Notre
vie est rythmée, on pourrait même dire conditionnée par le monde. Il y a une routine qui nous fait vivre nos
journées de telle ou telle manière : je me lève, je vais travailler en
prenant le train, je rentre en faisant mes achats, … Et voilà que le Covid arrive, nous sommes mis
en confinement et tout se déglingue dans notre vie. Nous perdons tous nos repères et beaucoup se
sont sentis totalement perdus. C’est à
ce moment-là que nous nous sommes rendu compte que la vie du monde nous menait
par le bout du nez, malgré nous ; c’est elle qui dictait notre manière de
vivre et d’agir. Le Covid, pour les
lecteurs de Luc, c’étaient les premières persécutions, la mise au ban de la
société. Et pour y échapper, certains plongent dans l’alcool qui ne va rien
résoudre.
Et
au milieu de ce monde détraqué et de toutes les attitudes négatives qui peuvent
en surgir, voilà qu’apparaît le Fils de l’Homme. Lui, il tient, il tient bon. Pourquoi ? Justement, parce qu’il n’est pas mené par le
monde, parce que ses repères ne sont pas sur la terre, mais auprès de son
Père. Ce qui le fait avancer, c’est le
Royaume d’amour. Alors, peu importe ce
qui se passe, il continue d’être tourné vers le Père. On le voit dans toutes sa vie, y compris lors
de la Passion et de son agonie sur la croix : « Non pas ce que je
veux, mais ce que tu veux » au jardin, « Mon Royaume n’est pas de ce
monde » devant les grands de ce monde et « en tes mains, je remets
mon esprit » sur la croix.
C’est donc de la même manière que nous pouvons rester dans la paix au cœur des adversités. Simplement en prenant comme boussole, non pas le monde, mais Dieu. Et pour cela, il n’y a pas 36 recettes ; il n’y en a qu’une : le cœur à cœur avec lui, la prière. Nous ne pouvons être debout, ressuscité qu’en regardant quelqu’un qui est debout, ressuscité. C’est ce que la première lecture de l’Apocalypse nous disait : « Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville ». Si nous prions, nous faisons descendre Dieu dans notre ville, dans notre vie ; sinon, nous savons quelles autres personnes ou choses seront assises sur le trône. Avec le psaume, redisons : « Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit, le troupeau guidé par sa main. ». Amen.
prions le
Seigneur :
Quand domine la
haine,
que nous annoncions l’amour.
Quand blesse l’offense,
que nous offrions le pardon.
Quand sévit la
discorde,
que nous bâtissions la paix.
Quand
s’installe l’erreur,
que nous proclamions la vérité.
Quand paralyse
le doute,
que nous réveillions la foi.
Quand pèse la
détresse,
que nous ranimions l’espérance.
Quand
s’épaississent les ténèbres,
que nous apportions la lumière.
Quand règne la
tristesse,
que nous libérions la joie.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie,
la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source
de compassion : Je
vous salue Marie …
Nous entrons en Avent demain ! À
quel enfant de mon entourage puis-je offrir une bougie pour accompagner son
chemin vers Noël ?

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