23 décembre
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
Noël de saint Jean le Baptiste. Nous sommes 6 mois avant la naissance de Jésus - c’est d’ailleurs la date officielle de cette fête le 24 juin -, mais la liturgie nous rappelle ce « Noël » aujourd’hui pour nous préparer à celui de son cousin. Avec, de nouveau, des différences et des similitudes.
À la crèche, pas de voisins et d’amis, mais des bergers et plus tard des étrangers. Ici, ce sont les voisins et les amis qui se réjouissent avec les nouveaux parents. Ils ne se réjouissent pas tant de la naissance de Jean, mais de l’action du Seigneur qui a permis la venue de cette nouvelle vie. À la crèche, c’est plus que l’humanité qui se réjouit de cette nouvelle vie, ce sera le ciel lui-même avec la présence du chœur des anges. Toute vie est don de Dieu ; celle de Jésus l’est d’une façon encore plus grande.
Le silence dans lequel Zacharie a dû vivre l’a sans doute tourné vers l’intérieur. Et voilà que cette fois, il se conforme à la demande du Seigneur, sans lui donner des arguments contraires - ce que vont faire les gens de son entourage -. Le temps du silence avec Dieu va lui permettre d’entrer dans une grande communion avec lui et d’accepter ce qui, humainement, n’a pas lieu d’être. Belle leçon pour nous. Quand toi, Seigneur, tu me demandes quelque chose de difficile à accepter, il me faut faire du désert dans ma vie et petit à petit ta décision deviendra aussi ma décision.
Et enfin, entrer dans la décision de Dieu lui-même est sans doute un moyen absolu d’évangéliser, d’annoncer l’Évangile. On parle beaucoup de Gad Elmaleh ces temps-ci et sa réelle transformation spirituelle. Voilà ce qu’il disait de son passage en « voyeur » à Lourdes (et que je trouve dans son interview dans ‘Panorama’ de ce mois) : « C’est ainsi que je découvre Lourdes, au moment du 15 août. Je prends une claque. Vraiment. Ce qui me bouleverse, ce sont les jeunes, les gens qui donnent leur temps pour les malades ». Les jeunes et les bénévoles qui ont répondu à cet appel de Marie et son Fils à s’occuper prioritairement des plus petits ont été pour lui, signe de Dieu. À méditer !!! Amen.
R/ Montre-nous, Seigneur, ta miséricorde !
Père très bon,
quand nous proclamons notre foi dans le Christ,
fais que notre
vie s'accorde à nos paroles.
Toi qui as
envoyé ton Fils pour notre salut,
pacifie la
terre et le pays que nous habitons.
La venue de ton
Christ est une grande joie pour les peuples ;
guide-les, par
lui, jusqu'à la plénitude du bonheur.
Que ta grâce
nous donne de vivre avec sagesse,
tendus vers la
manifestation de la gloire du Christ.
Nous proclamons
aujourd'hui ton salut ;
donne-nous d'en
connaître la joie.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

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