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Les Saints Innocents

 
 Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils. Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus.               

Ce midi, le ciel au dessus de la place Saint-Pierre était littéralement coupé en deux.  Au Nord, des nuages menaçants, au Sud un grand soleil et les deux ensemble faisaient en sorte que la lumière sur la crèche était très particulière.  N’est-ce pas ce que nous vivons aujourd’hui avec et les Saints Innocents et la fuite en Égypte.  La crèche n’est pas qu’illuminée par l’étoile … malheureusement.  Le Pape disait, dans son homélie de Noël qu’il « n’y a pas de Noël, s’il n’y a pas des pauvres ».  Non, la pauvreté, la dureté, les ténèbres font intégralement partie de ce que nous célébrons ces jours-ci.  Ce n’est pas pour rien si nos frères orthodoxes représentent la Nativité, non dans une étable, mais dans une sorte de grotte qui annonce déjà le tombeau du Christ.  Il n’y a pas de Noël sans les pauvres … puisque Jésus lui-même s’est fait pauvre. 

Deux.  Étranges enfants de Bethléem.  Ils sont proclamés saints, alors qu’ils n’ont rien fait de leur propre volonté et n’ont pas connu Jésus et ils sont célébrés comme martyrs, alors qu’en rigueur de termes, ils n’ont pas donné leur vie en raison de leur foi en Jésus ! Voilà qui nous rappelle que la sainteté est un don de Dieu et non pas un mérite que nous pouvons acquérir.  Être saint, c’est être semblable à Jésus.  Paroifs, nous pouvons y concourir – mais si peu … - parfois, cela nous est entièrement donné. 

Enfin, la fuite en Égypte.  Pour qu’elle ait pu se réaliser, il a fallu deux choses.  Un, que Joseph réponde à l’appel de l’Ange sans doute, mais aussi – et nous l’oublions souvent – qu’ils soient acceptés au pays d’Égypte.  Jésus est sauvé parce qu’un pays a accueilli trois réfugiés.  Alors, vous comprendrez que je bondis intérieurement lorsque j’entends la fameuse phrase : « Mon bon Monsieur l’Abbé, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».  Imaginez un peu si les Égyptiens avaient dit cela à Joseph !!! Ceux qui arrivent chez nous, c’est la Sainte Famille d’aujourd’hui, ne l’oublions jamais …  Amen. 

 Rendons gloire au Christ, dont la splendeur

est chantée par la bouche des enfants, des tout-petits et acclamons-le :

 

R/ Nous t'implorons, Seigneur de gloire !

 

Pour toi les enfants de Bethléem ont donné le témoignage de leur sang,

accorde-nous de témoigner de toi devant les hommes par toute notre vie.

 

Tu as lavé leurs vêtements dans ton sang,

purifie-nous de tout péché.

 

Tu as fait de ces enfants martyrs les prémices de ton royaume,

accorde-nous de trouver une place parmi tes convives.

 

Enfant, tu as connu la persécution et l'exil,

veille sur l'enfance en proie à la famine, à la guerre et au malheur.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père … 

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Enfants, petits-enfants, neveux ou nièces… je m’efforce de consacrer du temps aux plus jeunes qui m’entourent ou de prier pour eux.









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