Nativité du Seigneur
Contrairement à ce que Daudet aurait pu nous faire croire avec ses 3 messes basses, il y a 4 messes à Noël ! Chacune a sa couleur. Saint Jean, durant la dernière messe de Noël - celle du jour - nous conduit dans une théologie très élaborée du mystère de Noël.
« Au commencent était le Verbe ». Si Jean commence ainsi son évangile, c’est parce qu’il se souvient très bien du début de la Bible : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre ». Ce que nous célébrons aujourd’hui, c’est donc un nouveau commencement, une nouvelle création du monde. La Genèse nous disait que le monde était beau, que l’homme et la femme étaient très beaux. Aujourd’hui, c’est la splendeur absolue que nous contemplons. Le Verbe de Dieu, diraient les enfants est très très très beau. Isaïe nous le disait déjà dans la première lecture : « Comme il est beau de voir courir sur les montagnes, le messager de la Bonne Nouvelle qui annonce le salut ».
Alors, avec tous les événements épouvantables que nous vivons ces derniers temps, essayons de découvrir pourquoi ce nouveau monde, inauguré par Jésus est tellement beau !
Tout d’abord, parce que désormais, nous pouvons voir Dieu face à face. La tradition juive disait qu’on ne pouvait pas voir Dieu sans mourir. Désormais, Dieu, la Parole de Dieu a un visage. Elle s’incarne dans un temps précis – il y a 2.000 ans – et dans un lieu précis – la Palestine -. Dieu ne fait pas semblant d’être humain, il l’est vraiment. Désormais, quoi que nous vivions, nous pouvons dire que Jésus lui-même, que Dieu l’a vécu. Il sait ce qu’il peut parfois en couter que de vivre sur terre, il sait – par dans la tête, mais dans son corps – ce qu’est le travail, la souffrance, l’amitié, l’amour, mais aussi l’abandon et les épreuves. Désormais, notre humanité est entrée non seulement dans le cœur de Dieu, mais dans son corps.
Deuxième aspect que nous trouvons dans la très théologique aussi lettre aux hébreux, c’est que, dorénavant, nous sommes héritiers avec Jésus. C’est normal ... Puisque ce sont les enfants qui héritent. Jésus, le Fils de Dieu était l’héritier. Mais, en devenant homme, il est devenu notre frère et nous sommes devenus d’une façon toute particulière, fils avec le Fils, co-héritiers avec lui. Et son héritage, nous le connaissons bien sans jamais le vivre pleinement, c’est son Amour. Parce que Jésus s’est fait chair, nous sommes aimés comme lui, le Père aime son Fils. Je suis aimé de la même manière que Dieu le Père aime Jésus son Fils, pas moins que cela ... Tu as l’impression que je n’aime pas le monde dit Dieu, et je te comprends, vu le climat ambiant, mais je te redis aujourd’hui que je n’ai d’autre amour que toi !
Enfin le troisième aspect, et c’est le cœur de la célébration de la messe du jour : Le mystère de l’Incarnation nous apprend que si Dieu s’est fait homme, c’est pour que l’homme devienne Dieu. Cela aurait déjà été merveilleux que Dieu prenne un corps d’homme et vive notre humanité ; cela aurait été encore plus merveilleux qu’il nous apprenne que nous sommes aimés de son Père comme lui, mais Jésus va encore plus loin. Je suis fait pour être Dieu. Non pas, ce Dieu qu’Adam a voulu être dans la Genèse : un Dieu à la place du Dieu créateur, mais bien un Dieu-avec-lui. La première oraison nous le dit : « Fais-nous participer à la divinité de ton Fils, puisqu’il a voulu prendre notre humanité. » .
Voilà l’incroyable auquel nous sommes
appelés et dans lequel nous sommes déjà !
témoin en tout
temps.
Nous te rendons
grâce, Seigneur, pour les générations qui ont attendu la venue du Sauveur. Nous
te prions pour que les personnes désespérées trouvent la force de la patience
et de la foi.
Nous te rendons
grâce, Seigneur, pour les veilleurs unis dans un
chant de joie.
Nous te prions pour que les gouvernants,les acteurs sociaux et politiques
s’engagent résolument pour la paix.
Nous te rendons
grâce, Seigneur, pour ta Parole faite chair en
ce jour de
Noël. Nous te prions pour que les communautés chrétiennes la placent vraiment
au centre de leur vie.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Quelle sera ma prière au moment de
poser le santon
de Jésus nouveau-né dans ma
crèche ?

Commentaires
Enregistrer un commentaire