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Nativité du  Seigneur

 
 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous, nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.              

Contrairement à ce que Daudet aurait pu nous faire croire avec ses 3 messes basses, il y a 4 messes à Noël !  Chacune a sa couleur.  Saint Jean, durant la dernière messe de Noël - celle du jour - nous conduit dans une théologie très élaborée du mystère de Noël. 

       « Au commencent était le Verbe ».  Si Jean commence ainsi son évangile, c’est parce qu’il se souvient très bien du début de la Bible : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre ».  Ce que nous célébrons aujourd’hui, c’est donc un nouveau commencement, une nouvelle création du monde.  La Genèse nous disait que le monde était beau, que l’homme et la femme étaient très beaux.  Aujourd’hui, c’est la splendeur absolue que nous contemplons.  Le Verbe de Dieu, diraient les enfants est très très très beau.  Isaïe nous le disait déjà dans la première lecture : « Comme il est beau de voir courir sur les montagnes, le messager de la Bonne Nouvelle qui annonce le salut ». 

       Alors, avec tous les événements épouvantables que nous vivons ces derniers temps, essayons de découvrir pourquoi ce nouveau monde, inauguré par Jésus est tellement beau ! 

       Tout d’abord, parce que désormais, nous pouvons voir Dieu face à face.  La tradition juive disait qu’on ne pouvait pas voir Dieu sans mourir.  Désormais, Dieu, la Parole de Dieu a un visage.  Elle s’incarne dans un temps précis – il y a 2.000 ans – et dans un lieu précis – la Palestine -.  Dieu ne fait pas semblant d’être humain, il l’est vraiment.  Désormais, quoi que nous vivions, nous pouvons dire que Jésus lui-même, que Dieu l’a vécu.  Il sait ce qu’il peut parfois en couter que de vivre sur terre, il sait – par dans la tête, mais dans son corps – ce qu’est le travail, la souffrance, l’amitié, l’amour, mais aussi l’abandon et les épreuves.  Désormais, notre humanité est entrée non seulement dans le cœur de Dieu, mais dans son corps.  

   Deuxième aspect que nous trouvons dans la très théologique aussi lettre aux hébreux, c’est que, dorénavant, nous sommes héritiers avec Jésus.  C’est normal ...  Puisque ce sont les enfants qui héritent.  Jésus, le Fils de Dieu était l’héritier.  Mais, en devenant homme, il est devenu notre frère et nous sommes devenus d’une façon toute particulière, fils avec le Fils, co-héritiers avec lui.  Et son héritage, nous le connaissons bien sans jamais le vivre pleinement, c’est son Amour.  Parce que Jésus s’est fait chair, nous sommes aimés comme lui, le Père aime son Fils.  Je suis aimé de la même manière que Dieu le Père aime Jésus son Fils, pas moins que cela ...  Tu as l’impression que je n’aime pas le monde dit Dieu, et je te comprends, vu le climat ambiant, mais je te redis aujourd’hui que je n’ai d’autre amour que toi !               

       Enfin le troisième aspect, et c’est le cœur  de la célébration de la messe du jour : Le mystère de l’Incarnation nous apprend que si Dieu s’est fait homme, c’est pour que l’homme devienne Dieu.  Cela aurait déjà été merveilleux que Dieu prenne un corps d’homme et vive notre humanité ; cela aurait été encore plus merveilleux qu’il nous apprenne que nous sommes aimés de son Père comme lui, mais Jésus va encore plus loin.  Je suis fait pour être Dieu.  Non pas, ce Dieu qu’Adam a voulu être dans la Genèse : un Dieu à la place du Dieu créateur, mais bien un Dieu-avec-lui.  La première oraison nous le dit : « Fais-nous participer à la divinité de ton Fils, puisqu’il a voulu prendre notre humanité. » .  

       Voilà l’incroyable auquel nous sommes appelés et dans lequel nous sommes déjà !

 Nous te rendons grâce, Seigneur, pour ton Fils, signe de ton amour infini. Nous te prions pour que ton Église en soit le

témoin en tout temps.

 

Nous te rendons grâce, Seigneur, pour les générations qui ont attendu la venue du Sauveur. Nous te prions pour que les personnes désespérées trouvent la force de la patience et de la foi.

 

Nous te rendons grâce, Seigneur, pour les veilleurs unis dans un

chant de joie. Nous te prions pour que les gouvernants,les acteurs sociaux et politiques s’engagent résolument pour la paix.

 

Nous te rendons grâce, Seigneur, pour ta Parole faite chair en

ce jour de Noël. Nous te prions pour que les communautés chrétiennes la placent vraiment au centre de leur vie.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

 

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
 Qu’évoque pour moi le prologue de l’évangile de Jean ?

Quelle sera ma prière au moment de poser le santon

de Jésus nouveau-né dans ma crèche ?



 









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