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Saint Étienne

 
 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »              

Au lendemain de Noël, pour ne pas que nous tombions dans un angélisme totalement désincarné, l’Église nous donne de célébrer Étienne, diacre.  Étienne - en grec, Stephanos - singifie le couronné.  Comme Jésus à l’autre bout de sa vie, Étienne va être couronné, non d'étoiles mais d’épines. Il est, selon la Tradition, le premier des diacres - en vérité, ils étaient un groupe de 7 -.  C’est la première chose qui nous est rappelée.  Si Jésus est venu pour servir - littéralement être diacre - toute l’Église, chaque chrétien est serviteur, diacre.  N’oublions jamais cette phrase de Jésus : « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir » ou encore Jésus, en train de laver les pieds. 

Deux.  Étienne va être configuré au Christ, c’est-à-dire avoir la même figure que le Christ, lui ressembler « à fond » diraient les jeunes.  Si vous allez relire le récit de son martyre, dans le livre des Actes au chapitre 7, Étienne dira deux phrases qui sont quasiment les mêmes que Jésus, lors de sa Passion « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » et « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. »  Jésus s’adressait à son Père et disait : « Père, en tes mains, je remets mon esprit » et « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »  C’est comme toujours, la plus simple, mais aussi la plus belle définition du chrétien : être un imitateur du Christ.

 

Et, si nous sommes imitateurs du Christ, nous dit l’Évangile, il n’y a aucune raison d’avoir peur.  De la même manière que l’Esprit l’habitait pleinement, l’Esprit nous habite nous aussi, en vertu de notre baptême.  Si nous sommes faibles, seuls, avec lui, nous sommes forts.  Il suffit de regarder les martyrs d’hier et d’aujourd’hui pour voir que s’ils ont tenu, ce n’est pas qu’ils étaient des héros, mais bien qu’ils ont laissé l’Esprit de Dieu les transformer et agir en eux.  Amen
 Avec les martyrs qui ont donné leur vie pour la Parole de Dieu, louons notre Sauveur, le témoin fidèle :

 

R/ Nous t’acclamons, Seigneur de gloire !

 

Par les martyrs qui ont accepté de mourir

pour témoigner de la foi,

donne-nous l’esprit de liberté.

 

Par les martyrs qui ont versé leur sang pour confesser ton nom,

accorde-nous la force de la foi.

 

Par les martyrs qui t’ont suivi sur le chemin de la croix,

fortifie-nous dans les épreuves.

 

Par les martyrs qui ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau,

fais-nous vaincre les tentations de ce monde.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père … 

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 En cette fête de saint Étienne, je peux prier pour tous les martyrs, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui.









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