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Saint Jean Bosco

 
Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… –  elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré  –… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger. 

Nous fêtons aujourd’hui saint Jean Bosco, le fondateur des Salésiens et des Filles de Marie Auxiliatrice.  Il vécut au 19ème siècle en Italie et est mort à Turin.  S’il est connu de beaucoup, c’est parce que sa vie a été tout entière consacrée à la jeunesse.  Il est le patron de tant et tant d’écoles et d’autant de Patro.  Cela nous rappelle l’importance de la jeunesse dans le monde et dans l’Église et donc l’attention toute particulière que nous devons avoir pour eux, en particulier les plus pauvres et les plus désoeuvrés.  Je serai en Inde dans 15 jours et je ne peux que confier cette multitude de jeunes à Jean Bosco.  Il disait : « Sans confiance ni amour, il ne peut y avoir de bonne éducation. »  On peut regarder les jeunes de haut, en disant que « de notre temps … »  Même si nous ne pouvons pas faire grand-chose pour eux, c’est notre regard qui compte : un regard d’amour et qui leur donne confiance. C’est lui qui disait encore : « Les jeunes ne doivent pas seulement être aimés, ils doivent se sentir aimés. » 

       Deuxième citation de lui que je voudrais vous partager ce matin : « Pour être bon, il vous suffit de pratiquer trois choses et tout ira bien. Quelles sont ces trois choses : le bonheur, l'étude et la miséricorde. »  Je vous ai déjà dit tout ce qu’il avait fait pour l’éducation des jeunes.  Regardons donc les deux autres vertus qu’il leur et nous propose : le bonheur.  François, notre Pape, dirait la joie.  Comment pourrions-nous être bon, si au cœur de notre cœur ne se trouve pas un bonheur profond, une joie inestimable : celle de se savoir aimé par le Seigneur.  C’est dans la mesure où nous goûterons l’amour du Seigneur que nous serons des instruments de bonheur pour les autres.  Et ce bonheur passe par la miséricorde.  Quelle joie de se savoir pardonné.  Et nous le savons, c’est parce que nous faisons l’expérience de la miséricorde du Seigneur à notre égard, que nous pouvons entrer dans ce mouvement pour les autres. 

       Et enfin : « J’ai fait le brouillon, vous mettrez les couleurs », disait-il.  Belle leçon d’humilité, mais aussi de réalisme.  Nous sommes des maillons dans une grande famille.  Avant nous, il y a eu des personnes, après nous il y en aura.  Et nous connaissons la sagesse populaire qui nous dit que « les cimetières sont remplis de personnes irremplaçables ».  Comme chrétien, nous disons que le Seigneur lui-même a fait le brouillon - et quel beau brouillon - mais il demande aux chrétiens d’être co-créateurs, d’être pro-créateurs.  Il n’a pas voulu tout faire, pour que nos talents puissent se développer ; il n’a pas tout fait, car il croit en l’homme, sa créature.  Amen.

Notre Dieu est un Dieu patient ; bénissons-le :

 

R/ Béni sois-tu !

 

Béni sois-tu pour ce jour :

— que nous tirions parti du temps présent pour hâter la venue de ton règne.

 

Béni sois-tu pour ce monde en croissance :

— que nous lui annoncions la justice et la paix.

 

Béni sois-tu pour l’Église que ton Esprit renouvelle :

— donne à ses fils la joie de l’espérance.

 

Béni sois-tu pour la Terre Nouvelle que tu promets :

— guide nos pas jusqu’à la fin du jour.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père  

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie … 
 Ce mois de janvier s’achève. Je peux lister tous les moments où j’ai pu « courir avec endurance », « tenir debout » grâce au Seigneur. Je lui dis merci.

 








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