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6ème dimanche

du Temps de l’Église A

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout. Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’. Ce qui est en plus vient du Mauvais. » 

Aujourd'hui, nous en sommes au passage où Jésus alterne : "on vous a dit", "moi, je vous dis".  Ces formules sont taillées comme des proverbes : elles sont plus faciles à retenir.  Mais on risquerait de n'y voir que des maximes ou des leçons de morale.  Mais il s'agit de bien plus que cela. 

Dans l'évangile que nous venons d'entendre, Matthieu soulève la triple question du meurtre, de l'adultère et des serments.  Ce n'est pas un choix fait au hasard, ce sont trois références aux commandements de la loi de Moïse, ceux que nous appelons les dix commandements de Dieu. 

Voyez-vous, à l'époque de Jésus, la situation est devenue telle que les croyants préféraient respecter les commandements plutôt que les personnes.  L'amour de la loi avait plus de prix à leurs yeux que l'amour des autres.  Si les gens renonçaient au meurtre, ce n'était pas par respect pour la vie du prochain, mais par peur de la loi.  Les gens condamnaient l'adultère, non par respect de l'homme ou de la femme, mais parce que c'était interdit par la loi.  Quant aux serments, les gens en faisaient à longueur de journée, parce qu'ils préféraient faire confiance aux serments plutôt que de se faire confiance entre eux. 

D'un grand geste, Jésus balaye tout cela : "On vous a dit ... Eh bien, moi, je vous dis ..."  Ce que Jésus affirme là, c'est bien que le respect de l'homme passe avant le respect de la règle. 

Les commandements ont beau être des commandements de Dieu, ils ne sont que des préceptes, alors que l'homme et la femme sont plus que la loi, ils sont les propres enfants de Dieu.  Jésus n'est pas un commandement de Dieu, il est le Fils de Dieu. 

Alors, quand il s'agit d’hommes et de femmes, Jésus nous redit aujourd'hui que le respect des personnes est toujours plus grand que le respect de la loi.  Aux yeux de la foi, chaque visage est plus qu'un commandement, c'est le visage de Jésus lui-même. 

Dans notre méditation, posons devant le Seigneur tous les visages qui remplissent nos vies et demandons-lui d'y voir son propre visage que nous voulons aimer de toutes nos forces.  Amen.

 Pour l’Église, qu’elle reste ferme et courageuse

dans l’annonce de l’Évangile, faisant toujours la différence

entre le péché et le pécheur, prions le Seigneur.

 

Pour les juifs, pour le peuple de la Première Alliance,

afin qu’ils soient fidèles à leur vocation

et à l’étude de la Torah, prions le Seigneur.

 

Pour les juristes, les hommes de loi

et ceux qui promulguent des textes, prions le Seigneur.

 

Pour les malades, les soignants,

les pèlerins de Lourdes.

En ce lendemain de Journée mondiale des malades,

prions le Seigneur.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père  

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Est-ce qu’il m’est arrivé de prendre une décision importante sans en soupeser la dimension morale ?

M’est-il déjà arrivé de transgresser des règles pour accomplir le bien ?











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