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Saint Amand

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth Jésus et ses disciples accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait. Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés. 

       Tout d’abord, nous fêtons aujourd’hui un saint « liégeois » dans le sens très très large du terme.  De l'île d'Yeu où il fut moine, il partit annoncer la parole de Dieu en Gaule Belgique. Il fut attaché au siège de Maestricht, mais, après trois ans, préféra rester évêque missionnaire, fondant des communautés et des monastères pour être des centres de rayonnement chrétien. Il acheva sa vie dans l'abbaye qu'il avait fondée et où il s'était retiré.  Préférer rester évêque missionnaire qu’évêque de Maastricht - c’est-à-dire de Liège -.  Il nous rappelle la dimension missionnaire de tout chrétien.  Nous ne sommes pas appelés à rester ‘en place’ ni ‘sur place’.  Il nous faut préférer la difficulté de sortir de soi à la sécurité de rester installé.  C’est ce que Jésus a fait en parcourant son pays et en allant au-delà de ses limites.  Faut-il une fois encore rappeler les périphéries chères à François ???  Un chrétien en place court toujours le risque de ‘s’encrouter’ et tombe forcément dans le ‘on-a-toujours-fait-ainsi ».   

       Deux.  En fondant des monastères, il a fondé des lieux de rayonnement chrétien.  Voilà ce que doivent être nos paroisses.  Le Cardinal Danneels aimait à dire que les paroisses devaient être des poêles auprès desquels nos contemporains aimeraient venir se réchauffer.  Une paroisse repliée sur elle-même est automatiquement un frigo, voire un congélateur.  Ouverte, elle deviendra un chauffage central !  Selon l’expression liégeoise qui m’est chère : « Qu’on a bon » lorsqu’on est près de personnes lumineuses et donc ‘chauffantes’.  Et un poêle n’est pas là pour conserver la chaleur pour lui - sinon il exploserait - ; il est là pour la diffuser.  Et, paradoxalement, plus il la diffuse, plus on se rapproche de lui. 

       Et enfin l’évangile nous invite, nous aussi, à toucher la frange du manteau de Jésus.  La frange était vue par les Juifs comme dégageant une partie de la force de celui qui la portait.  Dans le livre de Zacharie, on nous dit que des païens voulaient le bord du manteau des Juifs pour manifester leur désir de retourner à l’Éternel.  Vouloir toucher le manteau de Jésus, c’est lui dire, je veux me convertir, c’est-à-dire retourner vers toi.  N’est-ce pas notre travail de chaque jour : Vouloir encore et encore retourner vers Jésus ?  Amen

 Jésus, tendresse de Dieu pour la terre,

 

R/ Donne-nous l’Esprit de vie.

 

Dieu fidèle, ton alliance continue ses merveilles ;

pour que nous sachions les voir, ouvre nos cœurs.

 

Ta présence en nous est source vivifiante ;

qu’elle fertilise nos actions en ce jour.

 

Regarde ceux qui nous sont proches par la vie et le travail :

que leurs œuvres manifestent ta sagesse et ta bonté.

 

Ta volonté, Seigneur, est lumière sur le chemin ;

que les jeunes découvrent la joie de te servir.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père … 

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Comment faire de ma paroisse, de ma communauté, toujours plus un poêle ?











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