Jeudi de la 4ème semaine de Carême
Après la guérison qu’il a réalisée le jour du sabbat, Jésus doit se justifier. Il sait que pour le livre du Deutéronome, en cas de conflit, il faut deux ou trois témoignages. Comme toujours, Dieu fait plus que ce qui est demandé, puisqu’il va en donner quatre !
Premier témoignage qui assure qu’il est Dieu : celui de Jean Baptiste. Chacun, dans l’assemblée, connaissait Jean. Jean avait été une véritable lumière qui conduit à Jésus. Certains l’ont compris, mais visiblement pas tous. Aujourd’hui encore, nous pouvons être illuminés, éblouis par la parole des prophètes de notre temps, dire que ce qu’il dit est très beau … mais est-ce pour cela que nous allons vivre ce qu’il dit ? Oui, nous trouvons que ce que dit François est admirable … Est-ce que fondamentalement, cela change notre manière de vivre ?
Deuxième témoignage : ce qu’il fait, ses œuvres. Ce qu’il fait, c’est ce qu’il a vu faire de son Père, il en est l’imitateur ; il en est son Fils bien-aimé. Nous sommes tous enfants de Dieu, à un autre niveau que Jésus, c’est évident, par adoption, en vertu de notre baptême. Mais ce sont nos œuvres qui doivent témoigner que nous sommes enfants de Dieu.
Troisième témoignage : le Père lui-même. Cela nous rappelle le baptême de Jésus durant lequel le Père a redit qu’il était son enfant bien-aimé. En ce carême où nous revivifions notre baptême, Jésus nous redit que nous ne nous justifions pas nous-mêmes, mais que c’est un autre, le Père qui dit au monde que nous sommes ses enfants. Cela se fait de façon éclatante pour Jésus, pour nous, cela se fait par la foi seule qui nous dit que nous le sommes. Le Père nous dit notre filiation à travers les sacrements … et c’est beaucoup plus discret …
Et dernier témoignage : les Écritures. Si vous lisez l’évangile de Matthieu, souvent, il montre que Jésus accomplit les Écritures. Tout l’Ancien Testament devait conduire le Peuple de Dieu à l’accueillir comme le Messie attendu, l’Élu de Dieu. « Et nous », me direz-vous ? Il nous faut simplement lire les Écritures comme une lettre d’amour d’un Père à son enfant. Si je n’étais pas fils ou fille bien-aimé du Père, prendrait-il le temps de m’écrire, de s’intéresser à moi, minuscule tête d’épingle au cœur du cosmos ? S’il m’envoie ces lettres, cela ne peut être que parce que je suis plus qu’un atome, plus qu’un ami, mais un membre de sa famille, son enfant. Le carême nous invite donc à vivifier la lecture de la Parole de Dieu. Amen.
R/ Kyrie eleison.
Viens à notre aide, nous périssons.
Dis seulement une parole, et nous serons sauvés.
Si tu le veux, tu peux nous guérir.
Viens au secours de notre incroyance.
Que nos yeux s’ouvrent et nous te suivrons.
Souviens-toi de nous quand tu viendras dans ton Royaume.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et
que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui
encore source de compassion :
Je
vous salue Marie …

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