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Mardi de la 5ème semaine de carême

 
 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. » Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? » Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. » Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire. À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. » Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père. Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui. 

« N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! » Vous vous souvenez de cet épisode où Moïse va rencontrer le Seigneur dans le buisson ardent.  Dieu l’envoie chez pharaon pour que le peuple retrouve la liberté.  Et le nom qu’il dévoile, son nom, c’est « Je suis ».  Et voilà qu’aujourd’hui, Jésus nous redit son nom : « Je suis ».  Bonne Nouvelle pour nous ce matin : le Seigneur veut donc nous rappeler qu’il est venu pour nous faire sortir de l’esclavage, de nos maisons d’esclavage. La résurrection que nous allons célébrer nous fait passer de l’esclavage des enfants de ce monde à la liberté des enfants de Dieu ; de l’esclavage de ce monde d’en bas pour la liberté du monde d’en haut. Car c’est désormais en haut qu’il nous faut regarder : « Quand vous aurez élevé » 

Jésus est donc le nouveau buisson ardent ; et ce buisson, on nous dit qu’il brûlait sans se consumer.  Jean nous invite donc à voir au-delà de la passion, ou mieux, à regarder la passion d’une autre manière.  Oui, vous croirez que le Fils de Dieu est mort sur la croix, et c’est vrai, mais c’est une mort qui ne le consume pas ; malgré sa mort, à travers sa mort, il continue de brûler, d’être lumière, de réchauffer ; il est le feu qui ne s’éteint jamais. Un pasteur écrivait : « Si la croix est plantée journellement dans nos vies, ni les vents contraires, ni la chaleur du jour, ni l'usure de l'épreuve prolongée ne pourront en éteindre le feu. Au contraire, sous l'effet du vent de l'Esprit ou de l'adversité, il s'étendra. Que Dieu nous donne fidélité et persévérance pour veiller à ce que le feu ne s'éteigne pas! »

 

Et enfin, si le Seigneur demandait à Moïse de ne pas s’approcher du buisson ardent, lorsque Jésus sera élevé sur la croix, Marie et Jean, l’Église se tient tout à côté.  Sans doute un feu en pleine force risque de brûler ou d’éblouir.  Sur la croix, voici que Jésus n’est plus que braise, dans l’attente de la nuit de Pâques.  La braise réchauffe et éclaire, mais d’une façon discrète et paisible.  C’est en voyant cette braise qu’est Jésus en croix que nous comprenons sans doute un peu mieux qui est « Je suis ».  Non, il n’est pas un Dieu dont on ne peut s’approcher ; il est un Dieu braise auprès duquel il est bon d’être et ces braises pourront quand même allumer nos bois morts.  Amen 
 Seigneur Jésus, tu es venu nous appeler à la conversion du cœur, nous crions vers toi : 

R/ Seigneur, sauve-nous ! 

Nous confessons que nous avons péché :                                                             dans ta miséricorde, accorde-nous ton pardon. 

Fais-nous garder ta parole dans un cœur patient :                                                 qu’elle donne son fruit au temps favorable. 

Conduis-nous vers ton Eucharistie                                                                         pour que nous vivions pleinement le mystère de Pâques. 

Engage nos forces pour ta justice,                                                                        que l’Église te serve en servant les hommes. 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;                                monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas :                  Notre Père …                                                     

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Et si je notais ou calligraphiais sur des petits signets une phrase de l’évangile ou du psaume pour l’offrir à quelqu’un ?









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