Mercredi de la 4ème semaine de Carême
Une connivence absolue entre le Père et le Fils … et c’est bien normal puisqu’ils ne sont qu’un avec l’Esprit. Cela nous entraîne dans le mystère de la Trinité. Ils s’aiment tellement que ce qu’un fait, l’autre le fait aussi. Et en même temps, une grande dépendance : le Fils ne fait rien si le Père ne le lui montre et enfin honorer le Fils, c’est honorer le Père. On peut ainsi résumer ce mystère de la Trinité dont on n’aura jamais fini de faire le tour : ensemble. Et si on est ensemble, on est vivant !
Mais Jésus va plus loin en disant que ce mystère de la Trinité s’ouvre à ses disciples. Si nous sommes avec Jésus - et donc avec le Père - nous sommes déjà des vivants. Mais la vie pour Jésus tient dans ce petit mot : « avec ». Un Dieu seul serait un Dieu mort, en quelque sorte ; un homme seul, sans Dieu est aussi un homme mort. Nous tenons notre vie de Dieu, nous tenons notre vie de l’autre. C’est bien cela le carême : nous rendre compte que seul, avec nos propres forces, nous ne serons jamais vivants ; c’est seulement en étant accroché à la Trinité que nous serons des vivants.
Et
enfin, même si cela n’est pas dans l’évangile du jour en tant que telle, cela
nous rappelle aussi que l’Église est là aussi pour nous rendre vivants. Si un Dieu seul serait un Dieu mort, si un
homme seul serait un homme mort, on peut ajouter sans trahir le texte qu’un
chrétien seul serait un chrétien mort.
Ce qui fait la vie de l’Église, c’est justement qu’elle est le
rassemblement, la famille de tous les chrétiens. L’Église n’est donc pas une institution un « gros
machin » dont on se passerait volontiers ; elle est une famille
rassemblée par Dieu dont la présence est vitale au sens premier du terme :
« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux ». Et changeons un peu la phrase : « Quand
deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, vivant, au milieu d’eux et
ils seront vivants avec moi. » Amen.
R/ Seigneur, fais-nous connaître tes chemins.
Toi qui nous invites à la pénitence, tu nous appelles à la vie.
Enseigne-nous le jeûne que tu préfères : ouvrir les prisons, nourrir les affamés.
Apprends-nous à donner sans retour ce que nous avons et ce que nous sommes.
Donne-nous de marcher dans la voie de pauvreté où tu conduisais Marie, ta servante.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

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