3ème dimanche de Pâques A
Le soir de Pâques, nous avons déjà entendu le récit des disciples d’emmaüs de ce 3ème dimanche de Pâques, alors, attachons-nous plutôt aujourd’hui à la première lecture. elle vient du deuxième tome des écrits de saint Luc. On l’appelle habituellement les Actes des Apôtres, mais on ferait mieux de l’appeler les Actes du Saint Esprit. Car si nous entendons aujourd’hui le discours de Pierre, c’est le discours d’un Pierre radicalement transformé en ce jour de Pentecôte.
La Pentecôte dont nous parle la première lecture est d’abord une fête juive. Cette fête célèbre le passage de la liberté physique – sortie d’Égypte – à la liberté spirituelle – la réception des tables de la Loi au Sinaï -. Le peuple juif célèbre la liberté. Il a normalement « tout ce qu’il faut » pour accueillir le message de Pierre concernant Jésus ressuscité qui nous donne donc la liberté absolue, puisque lui-même a été libéré des entraves de la mort. Nous sommes désormais nous aussi des hommes et des femmes libres, jusque dans cette liberté absolue qui est celle des liens de la mort qui ne peuvent plus nous retenir. Chaque année, à Pâques, nous nous rappelons qu’aucune porte de tombeau ne pourra jamais nous garder captif ; tous les tombeaux du monde sont désormais en « journée porte ouverte »
Les Juifs avaient tout … mais ça ne fonctionne pas. Ils avaient tellement attendu le Messie qu’ils avaient fini par construire « leur » Messie. Et ils n’étaient donc plus prêts à accueillir l’inimaginable. Et l’inimaginable, c’est qu’un Messie meure ! Le Messie viendrait libérer son peuple, y compris de la mort, mais sûrement pas en la vivant lui-même ! Et Pierre a beau faire tout un développement théologique en utilisant les textes sacrés, rien n’y fait. Voilà qui doit nous rassurer et nous inviter à changer notre fusil d’épaule. Nous n’annoncerons jamais le Seigneur à force de mots. Paul lui-même, devant l’Aéropage, à Athènes, sera remercié gentiment … On pourrait dire, en exagérant, que ce qui rend l’évangile crédible, c’est justement qu’il est incroybale. Une maxime latine dit : « Credo quia absurdum » : « Je crois parce que c’est absurde ». Il y a un peu de cela. Pas absurde sans doute, mais in-croyable sûrement !
Mais quel est le
vrai témoignage du ressuscité ? Pierre lui-même. Pierre, le froussard qui renie son Messie et
qui n’a aucune formation théologique qui se met à parler avec assurance devant
l’immense foule réunie en ces jours de fête à Jérusalem. Cela aussi, c’est in-croyable ; c’est le
signe par excellence que l’Esprit du Ressuscité est à l’œuvre. Ce ne sont pas les héros qui sont témoins du
Christ, mais bien les saints. Eux sont
souvent, au point de départ, des pleutres, des petits, des pécheurs. Et voilà qu’il y a un changement
radical. En ce foyer de Charité, je ne
peux pas ne pas penser à Marthe Robin qui a passé presque toute sa vie dans sa
chambre toute noire et qui a rencontré, écouté, conseillé et consolé tant et
tant de personnes. Oui, dans sa
pauvreté, elle a été témoin de la puissance du Ressuscité et de l’Esprit. Car,
Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité. Amen ! Allléluia !
femmes sont marqués par
les événements traumatisants qu’ils ont vécus. Ô Christ, nous te prions pour
ceux qui souffrent, les personnes malades, les personnes en deuil, celles qui
ont quitté leur pays en raison de la guerre ou de la famine. Viens, Seigneur
Ressuscité.
Comme les disciples
d’Emmaüs, beaucoup d’hommes et de femmes sont prêts à accueillir la Bonne
Nouvelle de la Résurrection.
Ô Christ, nous te
prions pour ceux qui cherchent un sens à leur vie, pour ceux qui sont séduits
par les fausses vérités de mouvements sectaires. Viens, Seigneur Ressuscité.
Comme les disciples
d’Emmaüs, beaucoup éprouvent de la joie à
accueillir leurs amis,
et même à accorder l’hospitalité à des gens de passage. Ô Christ, nous te prions
pour tous les chrétiens au service des lieux où convergent de nombreux
pèlerins. Viens, Seigneur Ressuscité.
Comme les disciples
d’Emmaüs, nous regrettons que le Christ ait
été crucifié. Ô Christ, avec toute l’Église, nous te prions pour une plus grande diffusion d’une culture de la non-violence, qui signifie un recours moindre aux armes. Viens, Seigneur Jésus.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la
Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de
compassion : Je vous salue Marie …
Qu’est-ce
qui me donne le goût de Dieu et la joie de me lever pour servir à la manière du
Seigneur ?

Commentaires
Enregistrer un commentaire