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Lundi de la 3ème semaine de Pâques 

 Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » 

Ils cherchent Jésus.  La raison n’est âs très glorieuse : C’est quand même plus simple de manger sans devoir travailler.  Et cette fausse raison les fait mettre en marche, en route.  Ils montent dans des barques, dans l’Église, et ils rejoignent Jésus.  Belle image qui nous dit que même si nous ne cherchons pas Jésus pour de bonnes raisons, si nous nous mettons en marche avec l’Église à sa rencontre, nous le trouverons.  Ce n’est pas le bon désir qui fait rencontrer le Seigneur, c’est le désir tout simplement.  S’il n’y a pas un « creux » un toi, tu ne le rencontreras jamais. 

Arrivés à Jésus, celui-ci peut leur expliquer que leur désir n’est pas ajusté.  C’est en rencontrant le Pain de Vie qu’ils réalisent qu’ils cherchaient un « pain rassi ».  Une fois de plus, Monsieur de la Palisse en aurait dit autant : ce n’est qu’en rencontrant Jésus que je découvre qui il est.  Pas moyen de connaître le Seigneur « de l’extérieur », de l’autre côté du lac.  C’est parce qu’il nous respecte au plus haut point, qu’il ne peut se révéler à nous que dans la proximité.  Plus je prendrai du temps avec le Seigneur, plus il me fera découvrir qui il est vraiment, plus il ajustera mes pensées à sa pensée. 

Et c’est cela l’œuvre de Dieu : non pas tant faire que croire.  Car on peut faire beaucoup pour le Seigneur sans le Seigneur, même si c’est avec beaucoup de dévouement et d’enthousiasme.  Il s’agit « simplement » de croire, c’est-à-dire de donner sa confiance.  Si j’ai faim, si j’ai un creux, je ne dois pas essayer de combler ma faim, mais je fais confiance au Seigneur, en étant convaincu qu’il va combler ce creux.  Mais si je tente de le combler par moi-même … il n’y aura plus de creux … et forcément, il ne pourra pas le combler.  Car, Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité.  Amen ! Allléluia ! 

 Ô Christ, à ta résurrection, tu as brisé les portes du séjour des morts.

 

R/ Par ta victoire, sauve-nous, alléluia

 

Ô Christ, ami de Dieu, tu n’as pas connu la corruption.

 

Ô Christ, ton corps, qui reposait dans l’espérance, a resurgi.

 

Ô Christ, en passant de ce monde au Père, tu nous montres le chemin de la vie.

 

Ô Christ, ton cœur exulte et ton âme est en fête.

 

Ô Christ, près de toi, la plénitude, l’éternité de la joie.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père … 

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Je peux recopier, de ma plus belle écriture, le psaume du jour. À qui pourrais-je offrir ces mots ?











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