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Saint Justin

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. 

Jésus est sur la route - même si ce n’est pas dit explicitement - et il est debout, puisqu’il marche.  Bartimée est au bord de la route et il est assis.  Non, seulement, Jésus est sur la route, mais il est la route, il est le chemin.  Il s’agit donc d’être comme les disciples : de marcher avec lui.  On pourrait dire qu’il est normal que Bartimée ne puisse pas marcher sur la route, puisqu’il n’a pas encore eu de rencontre avec Jésus. Tant que nous ne rencontrons pas Jésus personnellement, nous ne serons jamais que des femmes et hommes assis sur le bord du chemin.  Et comme lui, nous sommes des mendiants. 

Nous sommes des mendiants … et en même temps, c’est une bonne chose : nous reconnaissons que nous ne sommes pas le chemin  et que nous ne pouvons nous  « mettre-en-route » seuls.  Et donc, comme le mendiant, nous devons appeler.  Nous ne le voyons pas, mais nous apprenons d’autres qu’il est là.  Et ça, c’est le chemin de la foi.  Je ne vois pas, mais je crois le témoignage d’autres.  C’est ce que nous sommes appelés à faire, mais c’est aussi ce que nous devons faire pour d’autres : leur dire que Jésus est là.  Et peut-être qu’après, comme dans l’évangile, nous serons inquiets par l’immense foi de l’autre : il n’arrête pas de prier, de crier, de l’interpeller.  Une fois que nous avons signalé la présence de Dieu dans la vie de nos frères, à eux de décider comment ils vont réagir ; nous n’avons pas à essayer de les canaliser.  Peut-être aurions-nous voulu qu’il nous demande de l’aide pour le conduire à Jésus … Eh bien non, voilà qu’il s’adresse à lui, tout seul, sans besoin de l’Église. 

Mais le Christ veut quand même se servir de nous.  Il entend le cri de Bartimée, mais il dit à l’Église de le conduire à lui.  C’est vrai pour les personnes « du dehors », mais c’est vrai pour nous aussi lorsque nous sommes au bord du chemin.  Jésus est le chemin, l’unique chemin, mais il se sert de l’Église, de sa Parole, de ses Sacrements pour nous conduire à lui.  Un chrétien ne peut se penser qu’à l’intérieur de l’Église ; nous ne pouvons pas nous passer d’elle pour aller vers Jésus.  Nous pouvons crier vers le Seigneur sans elle, mais nous avons besoin de frères et sœurs pour nous conduire à lui. Amen

 Prions avec foi le Père tout-puissant,

prions Jésus, le Fils unique,

prions le Saint Esprit de Dieu.

 

R/ Ô Seigneur, écoute et prends pitié !

 

Pour l'Église immaculée du Dieu vivant,

répandue par tout l'univers,

invoquons la richesse des grâces divines.

 

Pour les ministres consacrés au Seigneur,

pour le peuple qui adore Dieu en vérité,

supplions le Christ, notre Seigneur.

 

Pour ceux qui dispensent fidèlement la parole,

demandons la sagesse infinie du Verbe de Dieu.

 

Pour les vierges d'esprit et de corps

à cause du règne de Dieu,

pour ceux qui peinent sur le chemin de la vie parfaite,

prions celui qui donne l'Esprit.

 

Pour ceux qui gouvernent les peuples,

pour que règnent la justice et le droit,

demandons la force de Dieu.

 

Pour l'alternance heureuse des saisons,

pour les bienfaits de la pluie et des vents,

invoquons le Seigneur qui gouverne le monde.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père               

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Ce 1er juin est, selon les Nations unies, la Journée mondiale des parents. Je confie au Seigneur toutes les personnes de ma famille qui m’ont aidé à grandir.










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