16ème dimanche
du Temps de l'Église A
Ou - ou ;
Et - et. Nous voudrions tellement et ce
serait plus simple que l’on soit bon ou mauvais. D’un côté le bon grain - dont je suis
évidemment en toute modestie - et de l’autre l’ivraie - les autres et mon
voisin en particulier. Et dans l’Église,
nous avons parfois de la peine à accepter qu’il y a dans tel ou tel mouvement
qui n’est pas le mien quelque chose de beau ; et vous pouvez étendre ça aux
partis politiques alors que se profilent des élections …. etc … Nous aimons couper tout en deux, bien
séparés. Mais dans l’Évangile, il n’y a pas de ou - ou, mais des et - et. Il y a en chacun de nous et du bon grain et
de l’ivraie, et cela implique beaucoup d’humilité sur nous-mêmes, beaucoup de
compassion sur les autres et un désir profond de se convertir. Et là, avouons que c’est beaucoup plus
difficile.
Et
pourtant, c’est comme cela que notre Dieu est.
Au cours des siècles, parce qu’il laisse grandir en nous le bon et le
mauvais, il n’a pas cessé d’envoyer des prophètes, puis son propre Fils et
aujourd’hui encore des prophètes pour essayer de faire grandir en nous le bon
grain. Que ce soit ainsi celui-ci qui
étouffe l’ivraie et non le contraire. Il
ne s’agit donc pas d’arracher, mais d’étouffer et c’est très différent. Je ne
changerai pas mon voisin en le trucidant, mais en le comblant d’amour. C’est ce que sont parvenus à faire des hommes
comme Gandhi ou Luther King et tous les apôtres de la non-violence. Et rappelez-vous Jésus qui dira à Pierre de
rengainer son épée, au jardin des Oliviers.
Notre Dieu n’a qu’une seule arme : celle de l’amour ; de l’amour qui
transforme même l’ivraie en bon grain et ça, c’est sans doute son plus grand
miracle. Matthieu, Zachée, Madeleine que
nous fêtions hier, Augustin, aux débuts de l’Église et Charles de Foucauld tout
près de nous.
Et
enfin. Lorsque nous arriverons devant lui, l’ivraie qui restera en nous sera
brûlée par le bon grain de son amour.
Car, Dieu n’est qu’amour, alors comment voulez-vous que des épis
d’ivraie puissent continuer de grandir dans un champ immense d’amour. Il sera brûlé par le soleil de l’amour,
tandis que notre blé, peut-être pas encore totalement mûr sera brûlé,
c’est-à-dire conduit à maturité par son soleil.
Avouez qu’on est loin de la maxi-friture dans laquelle nous risquerions
de nous dorer pour l’éternité, telle des frites bien belges, en ce surlendemain
de fête nationale. Amen.
Prions pour les petits et
moyens entrepreneurs touchés par la crise économique et sociale. Qu’ils
puissent trouver les moyens nécessaires à la poursuite de leurs activités au
service de tous et particulièrement des vacanciers en ce temps estival.
En ce temps de vacances où les
familles se regroupent, prions pour les personnes âgées, afin que leur
expérience et leur sagesse aident les plus jeunes à regarder l’avenir avec
espérance et responsabilité.
Persuadés que l’Esprit Saint
n’abandonne pas son Église, prions pour que, en vivant une vraie communion, les
paroisses soient de plus en plus des communautés de foi, de fraternité et
d’accueil.
Tournons nos regards vers le
Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le
respectant pas : Notre Père …

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