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 Lundi de la 16ème semaine

du Temps de l'Église

 
 Mettons-nous en   présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. » Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. » 

Jésus n’en rate pas une …  Facile pour nous de comprendre l’allusion à Jonas : 3 jours et 3 nuits dans la mer ; signes de sa présence au tombeau 3 jours.  Mais eux, comment voulez-vous qu’ils comprennent puisque cela n’a pas encore eu lieu.  Mais les premiers chrétiens, eux dont certains des leurs, vivent cette expérience, eux, ils comprennent très bien.  Car Jonas a été recraché sur la terre ferme ; Jésus est sorti de son tombeau ; et donc les leurs mis à mort vont eux aussi ressusciter.  Tout ce que Jésus a vécu, nous le vivrons.  C’est le seul signe qui nous est donné.  Si Jésus, la tête du Corps est passé par la mort vers la vie, le reste du corps suivra ce même chemin. 

Mais eux, les Juifs ?  Jésus n’y va pas par quatre chemins.  Vous êtes le peuple élu ; vous êtes le peuple à qui Dieu parle depuis longtemps par ses patriarches et ses prophètes.  Bref, vous avez tout et vous n’avez pas la foi.  On pourrait dire quelque part : vous ne voulez pas avoir la foi.  Parce que demander un signe, c’est justement renoncer à la foi pour la remplacer par des preuves.  Et alors, il n’y a plus de foi.  Alors, si vous n’étiez pas enseignés, accompagnés depuis tant de temps, je pourrais comprendre, dit Jésus, mais ici, ça me dépasse.  Jonas était prophète ; vous avez tant de prophètes.  Ce sont eux les signes que je vous envoie. 

Et enfin, dernière gifle : Jésus met en avant les Ninivites et la Reine de Saba, des païens !  Ils ne font pas partie du peuple élu et pourtant, eux, ont cru.  Les premiers se sont convertis et la deuxième a fait un long pèlerinage pour écouter Salomon.  Voilà donc les deux conditions pour nous aujourd’hui.  Nous mettre en route et nous convertir, c’est-à-dire changer de route.  Il nous faut prendre la route de l’amour, de la liberté et de la confiance absolue en Jésus.  Amen  

 Bénissons le Seigneur qui veut le bonheur de ses enfants.

 

R/ Ami des hommes, sois béni !

 

Tu invites à la pauvreté des cœurs,

 

Tu donnes la terre en partage,

 

Tu consoles ceux qui pleurent,

 

Tu rassasies ceux qui ont faim de la justice,

 

Tu fais miséricorde aux miséricordieux,

 

Tu te révèles aux cœurs purs,

 

Tu appelles tes fils ceux qui font la paix,

 

Tu donnes ton Royaume aux persécutés.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …              

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Que vais-je offrir gratuitement aujourd’hui ? Un sourire, du temps… 










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