Mardi de la 25ème semaine
du Temps de l’Église
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, la mère et les frères de
Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause
de la foule. On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui
veulent te voir. » Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui
écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »
Une des merveilles du Judaïsme et par
là-même du Christianisme, c’est d’avoir découvert un Dieu qui est le Dieu de
l’Alliance. Et dans leur histoire, les
Juifs ont découvert petit à petit que Dieu s’était choisi un peuple
particulier, le petit peuple des Hébreux.
C’était quelque chose d’extraordinaire : être le Peuple de Dieu et
non pas un des peuples de Dieu.
Aujourd’hui encore, une des plus belles définitions de l’Église est de
dire qu’elle est Peuple de Dieu où chacun à son rôle et où chacun a une égale
dignité.
L’Évangile de ce jour nous fait encore
aller plus loin. Nous sommes non
seulement le Peuple de Dieu, mais nous sommes sa famille. Il ne s’agit donc plus d’un Dieu-Souverain
qui protège son Peuple, mais d’un Dieu-Père qui veille sur ses enfants. Et c’est cela que Jésus est venu
révéler : « tu es de ma famille, de mon ordre et de mon rang »,
comme le chantait Goldmann. Nous ne
sommes plus seulement un peuple, un « gros machin » comme disait le Général
de Gaulle, non, nous entrons dans une relation d’intimité, de foyer, de
maisonnée. On sent que l’intimité
grandit entre Dieu et l’homme depuis que Jésus nous a dit que nous étions de la
famille de Dieu. Dans cette famille, il
y a un Père, le créateur -, une Mère - Marie qui a si bien écouté et mis en
pratique la Parole de Dieu, un frère aîné - Jésus - et des frères et sœurs -
les chrétiens et plus largement toute l’humanité.
Nous sommes de la famille, mais encore
faut-il le savoir et en vivre. Et c’est
la fin de l’évangile de ce jour. Si je n’écoute
pas le Seigneur qui nous dit cette relation intime avec nous, je n’aurai pas
conscience de cette réalité toute proche ; peut-être garderai-je encore
une image d’un Dieu-Jupiter-Zeus, risquant de me tomber dessus à chaque instant
… Et si j’écoute cette Bonne Nouvelle,
je la mettrai en pratique. Si nous
sommes tous frères et sœurs, … soyons tous frères et sœurs … François vient de le rappeler à Marseille. Et là, c’est autre chose …
Appelés avec le Christ à devenir
louange à la gloire de son Père, nous l’acclamons :
R/ Notre Sauveur et notre Dieu !
Réveillés de notre sommeil et
relevés d’entre les morts,
nous offrons par toi le
sacrifice de louange.
Donne-nous de garder
aujourd’hui tes commandements,
en faisant comme toi ce qui
plaît au Père.
À chaque heure de ce jour,
puissions-nous te bénir :
que nos paroles et nos actes
soient ta vraie louange.
Accorde-nous de ne contrister
personne aujourd’hui ;
à ceux qui nous rencontrent,
fais-nous porter la joie.
Tournons nos regards vers le
Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le
respectant pas : Notre Père …
Et
que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui
encore source de compassion :
Je
vous salue Marie …
Puis-je
me considérer comme faisant partie de la famille de Jésus ? Suis-je à l’écoute
de la Parole ?
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