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29ème dimanche

du Temps de l’Église A

 
 Mettons-nous en   présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

On connaît bien ce texte que l’on nous renvoie parfois en pleine figure pour nous dire que nous, chrétiens, n’avons pas à nous mêler des affaires politiques, ce qui est totalement faux.  Alors, comment le comprendre.

Tout d’abord, renvoyons l’ascenseur !  Et nous le vivons de façon dramatique ces derniers temps : utiliser Dieu pour justifier César ; ou comment on peut se servir de la religion pour justifier des actes d’une barbarie insensée.  J’ai été heureux de voir jeudi que des responsables catholiques, musulmans et juifs se sont rendus au Parlement pour y dire, ensemble, que rien ne justifiait l’utilisation de  la religion pour des actes de guerre et d’une barbarie sans nom. Cela nous invite plus que jamais à prier pour la paix, avec les événements en France avec l’assassinat d’un professeur, chez nous avec le décès de deux Suédois, en Israël et en Palestine, sans oublier l’Ukraine et la Russie.

Deux.  On peut rendre à Dieu ce qui est à Dieu, dans l’évangile de ce jour : c’est-à-dire, payer l’impôt.  Quand on a payé nos contributions, on est quite jusqu’à l’année suivante en tout cas.  Mais à Dieu, ce n’est pas ce que nous donnons à la collecte qui nous rend en ordre …  Alors, si nous ne pouvons pas donner des choses matérielles, nous devons nous donner au Seigneur …  Et il faut bien avouer qu’il est plus simple de donner des choses que de se donner.  Et en plus, nous ne serons jamais quite.  Je vous citais il y a peu la phrase de saint Bernard : « La mesure d’aimer Dieu, c’est d’aimer sans mesure ».  Nous ne sommes sans doute pas arrivés à ce degré de sainteté, mais le Seigneur nous invite à nous demander dans la vérité, vous comme moi, la part de nous-même que nous lui donnons et que faire pour l’augmenter, ne fût-ce qu’un tour petit peu.

Et enfin, la question de l’image. Vous le savez bien : s’il y avait des changeurs au Temple, c’était parce que les Juifs ne pouvaient pas avoir de monnaie portant le visage de quelqu’un qui se considérait quasi comme un dieu.  S’ils montrent une pièce à Jésus, c’est qu’ils en ont … et donc, sont pris à leur propre jeu.  Mais à nous de nous demander, quelle image nous donnons de nous aux autres ; quelle est l’image que nous véhiculons sur la pièce de monnaie que nous sommes.  On peut parler d’un Dieu amour, en étant une pièce de monnaie moralisatrice ; d’un Évangile - Bonne Nouvelle - en étant des chrétiens tristes ; d’un Dieu accueillant en faisant preuve de racisme ou de manque d’accueil.  Quelle image de Dieu est sur ma pièce ?  Amen
 Prions pour une Église en sortie à l’invitation du pape François. Qu’elle n’épargne pas sa peine pour annoncer à tous les hommes la joie de l’Évangile. Seigneur, nous te prions.

Prions pour tous les disciples missionnaires. Que leur parole soit puissance et action de l’Esprit Saint pour le bien de tous les frères humains. Seigneur, nous te prions.

Prions pour les responsables politiques. Que leurs cœurs soient tournés vers la recherche du bien commun et non vers la quête du pouvoir et qu’ils travaillent à la justice et la paix entre tous les peuples. Seigneur, nous te prions.

Prions pour notre communauté, que notre foi soit active, notre charité inventive et notre espérance solide. Seigneur, nous te prions.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
 À qui vais-je transmettre l’expérience de vie que je reçois de Dieu seul ?

Quelles sont les portes qui s’ouvriront pour moi cette semaine ?











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