29ème dimanche
du Temps de l’Église A
On connaît bien ce texte que l’on nous
renvoie parfois en pleine figure pour nous dire que nous, chrétiens, n’avons
pas à nous mêler des affaires politiques, ce qui est totalement faux. Alors, comment le comprendre.
Tout d’abord, renvoyons l’ascenseur
! Et nous le vivons de façon dramatique
ces derniers temps : utiliser Dieu pour justifier César ; ou comment on peut se
servir de la religion pour justifier des actes d’une barbarie insensée. J’ai été heureux de voir jeudi que des
responsables catholiques, musulmans et juifs se sont rendus au Parlement pour y
dire, ensemble, que rien ne justifiait l’utilisation de la religion pour des actes de guerre et d’une
barbarie sans nom. Cela nous invite plus que jamais à prier pour la paix, avec
les événements en France avec l’assassinat d’un professeur, chez nous avec le
décès de deux Suédois, en Israël et en Palestine, sans oublier l’Ukraine et la
Russie.
Deux.
On peut rendre à Dieu ce qui est à Dieu, dans l’évangile de ce jour :
c’est-à-dire, payer l’impôt. Quand on a
payé nos contributions, on est quite jusqu’à l’année suivante en tout cas. Mais à Dieu, ce n’est pas ce que nous donnons
à la collecte qui nous rend en ordre …
Alors, si nous ne pouvons pas donner des choses matérielles, nous devons
nous donner au Seigneur … Et il faut
bien avouer qu’il est plus simple de donner des choses que de se donner. Et en plus, nous ne serons jamais quite. Je vous citais il y a peu la phrase de saint
Bernard : « La mesure d’aimer Dieu, c’est d’aimer sans mesure ». Nous ne sommes sans doute pas arrivés à ce
degré de sainteté, mais le Seigneur nous invite à nous demander dans la vérité,
vous comme moi, la part de nous-même que nous lui donnons et que faire pour
l’augmenter, ne fût-ce qu’un tour petit peu.
Et enfin, la question de l’image. Vous
le savez bien : s’il y avait des changeurs au Temple, c’était parce que les
Juifs ne pouvaient pas avoir de monnaie portant le visage de quelqu’un qui se
considérait quasi comme un dieu. S’ils
montrent une pièce à Jésus, c’est qu’ils en ont … et donc, sont pris à leur
propre jeu. Mais à nous de nous
demander, quelle image nous donnons de nous aux autres ; quelle est l’image que
nous véhiculons sur la pièce de monnaie que nous sommes. On peut parler d’un Dieu amour, en étant une
pièce de monnaie moralisatrice ; d’un Évangile - Bonne Nouvelle - en étant des
chrétiens tristes ; d’un Dieu accueillant en faisant preuve de racisme ou de
manque d’accueil. Quelle image de Dieu
est sur ma pièce ? Amen
Prions pour tous les disciples
missionnaires. Que leur parole soit puissance et action de l’Esprit Saint pour
le bien de tous les frères humains. Seigneur, nous te prions.
Prions pour les responsables
politiques. Que leurs cœurs soient tournés vers la recherche du bien commun et
non vers la quête du pouvoir et qu’ils travaillent à la justice et la paix
entre tous les peuples. Seigneur, nous te prions.
Prions pour notre communauté,
que notre foi soit active, notre charité inventive et notre espérance solide.
Seigneur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le
Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le
respectant pas : Notre Père …
Et
que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui
encore source de compassion :
Je
vous salue Marie …
Quelles
sont les portes qui s’ouvriront pour moi cette semaine ?

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