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Mardi de la 29ème semaine

du Temps de l’Eglise

 Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! »

 

Nous continuons notre approche de la sainteté en suivant les évangiles que l’Église nous offre en cadeau durant ces jours.  Et aujourd’hui, elle nous donne des moyens concrets.  Premier moyen, nous l’avons déjà vu hier : il s’agit d’attendre, et il faut entendre ici espérer.  Je n’attends pas le Seigneur parce que j’ai peur de lui, mais je l’attends parce que j’espère en lui.  Vous vous souvenez du psaume : « Mon âme attend le Seigneur, plus qu’un veilleur ne guette l’aurore ».  Nous devrions nous lever le matin en nous disant la dernière phrase de la Bible dans l’Apocalypse : « Marana tha » « Viens, Seigneur Jésus ».

 

Deuxième conseil : il s’agit de lui ouvrir la porte.  Et là, c’est sans doute ce qu’il y a de plus étrange dans cet évangile.  Puisqu’il est le maître de maison, on n’a théoriquement pas la permission de lui ouvrir ou pas la porte.  C’est lui le maître.  Et pourtant, il se fait tout petit : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et qu’il m’ouvre, j’entrerai chez lui et je prendrai mon repas avec lui, moi près de lui et lui près de moi », dit l’Apocalypse.  Le Seigneur nous propose la sainteté, mais il ne s’impose pas. J’ai le droit, parce que je suis un fils, une fille et pas un esclave de refuser cette invitation à être heureux.

 

Trois.  La ceinture aux reins.  C’est ainsi que les Hébreux devaient être pour la traversée de la Mer Rouge.  Et Luc s’en souvient évidemment.  Être saint, c’est donc vivre le mystère du passage de la mort à la vie.  Et on comprend pourquoi la suite du texte nous dit que le maître de maison va se ceindre les reins.  C’est lui qui vit le premier ce passage de la Mer Rouge, c’est lui qui vit le premier ce passage de la mort à la Vie ; c’est ce mystère que tous les saints ont vécu : ils ont dû mourir pour vivre.

 

Quatre.  Tout cela, avec nos lampes allumées.  Vous l’avez compris : la lumière de notre baptême.  Parfois, nous disons : « J’ai été baptisé ».  D’une certaine manière, on peut dire que c’est tout-à-fait faux ; je n’ai pas été baptisé, mais je suis baptisé aujourd’hui.  C’est ce que nous revivrons vendredi.  Notre baptême n’est pas de l’ordre du passé.  Si tu veux être sainte ou saint, vis ton baptême au présent ; laisse le Seigneur te plonger dans sa mort, pour te sortir vivant des eaux de la mort et te ressusciter chaque jour.

 

Cinq.  Et tout cela se résume par servir, être serviteur, être servante.  Nous devons bien comprendre ce terme à la lueur de toute la Bible.  Un serviteur n’est pas un esclave ; c’est une autre catégorie ; un serviteur, c’est un collaborateur.  Être sainte, être saint, c’est accepter de collaborer à l’œuvre du Seigneur.  On n’est pas saint pour soi, mais pour la beauté de l’Eglise et du monde.  La petite Thérèse, enfermée dans son carmel, est la patronne des missions.  Je ne viens pas me laisser sanctifier à la Flatière pour moi, mais pour que l’Eglise et le monde soient plus beaux.  Amen.    

 

 
Appelés avec le Christ à devenir louange à la gloire de son Père, nous l’acclamons :

 

R/ Notre Sauveur et notre Dieu !

 

Réveillés de notre sommeil et relevés d’entre les morts,

nous offrons par toi le sacrifice de louange.

 

Donne-nous de garder aujourd’hui tes commandements,

en faisant comme toi ce qui plaît au Père

 

À chaque heure de ce jour, puissions-nous te bénir :

que nos paroles et nos actes soient ta vraie louange.

 

Accorde-nous de ne contrister personne aujourd’hui ;

à ceux qui nous rencontrent, fais-nous porter la joie.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

              

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Saint Antoine-Marie Claret, fêté ce jour, travailla dans le textile avant d’entrer au séminaire. Je peux prier pour que cesse l’exploitation des enfants dans cette industrie.








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