Jeudi
de la 33ème semaine
du
Temps de l’Eglise
Vous
le savez sans doute, Jérusalem signifie « ville de paix ». Elle avait donc tout ce qui fallait pour
accueillir le Prince de la Paix, Jésus !
Et alors qu’elle avait tout, elle a été incapable. Même plus, voilà que c’est dans la ville de
la Paix que Jésus va être jugé et qu’il vivra son chemin de croix et c’est juste
en dehors des murs de la ville de paix qu’il sera exécuté. On comprend que déjà avant y entrer, Jésus
pressent le drame. Hélas, l’actualité
nous montre que rien n’a vraiment changé depuis le 7 octobre dernier. Continuons de payer pour la paix dans ce pays.
Jésus
ne pleure pas beaucoup dans les évangiles ; tout au plus le voit-on
pleurer une deuxième fois, lorsqu’il apprend le décès de son ami Lazare. On comprend donc le sens de ses pleurs
ici. Jésus pleure la mort de Jérusalem,
de la Cité Sainte et avec lui du peuple tout entier. C’est le drame de
Jésus. « L’amour n’est pas aimé ». « Il aime et n’est point aimé »
disait le saint jésuite Claude la Colombière. Jésus ne veut pas être aimé pour
lui-même, mais pour le bonheur de l’homme.
« Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu ». Si tu veux être heureux, accepte ta vocation
de fils de Dieu et pour cela, sois un artisan de paix. Ne rate pas la venue de Jésus qui vient pour
ton bonheur.
Nous
le savons bien : lorsque cet évangile est écrit, Jérusalem est
effectivement détruite ; il n’y a plus de temple et donc plus de maison de
Dieu. Lorsque je refuse la paix, lui
préférant la guerre, Dieu n’a plus de maison chez moi. Jésus pleure parce que Jérusalem ne lui donne
pas la possibilité de venir habiter chez lui.
C’est comme Annie Cordy dans la Bonne du curé : « J’voudrais
ben, mais j’peux point ». Alors,
demandons au Seigneur la grâce de la paix pour que bientôt il vienne installer
sa demeure en nous ; que nous soyons crèche pour l’enfant de Noël.
R/ Jésus, Fils de Dieu,
sanctifie tes frères !
Tout au long de ce jour,
garde-nous en ta présence,
et rends-nous forts contre le
mal.
Que ta sagesse nous tienne
dans la vérité,
qu’elle éclaire nos projets et
nos actes.
Ouvre nos yeux : qu’ils voient
le pauvre et le malheureux,
que nous puissions te
reconnaître en eux.
Accorde-nous la grâce
de ne faire à personne ce que
nous redoutons pour nous.
Tournons nos regards vers le
Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le
respectant pas :
Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des
Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de
compassion : Je vous salue
Marie …

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