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Présentation de la

Bienheureuse Vierge Marie

 Mettons-nous en   présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Anne, la mère de Samuel était allée le présenter au Temple pour le consacrer au Seigneur.  Voilà que des siècles plus tard, une autre Anne va présenter sa fille Marie au Temple pour les mêmes raisons.  Que sait-on de cet événement ?  En fait, on ne trouve rien dans les textes officiels - canoniques - de la Bible.  C’est en lisant le protévangile de Jacques - un texte apocryphe, c’est-à-dire non-reconnu comme faisant partie de la Bible - que l’on découvre cet événement.  Comme d’habitude, ne nous attachons pas d’abord à l’historicité de cet événement, mais bien à se symbolique profonde.

Tout d’abord, cette fête nous rappelle l’entière disponibilité de Marie à l’action du Seigneur.  Autrement dit, Marie n’a pas seulement accepté la volonté du Seigneur au jour de l’Annonciation, mais elle acceptait le Seigneur depuis son plus jeune âge.  Dit encore d’une autre manière : nous ne pouvons accepter de « grandes » demandes de la part du Seigneur que si nous acceptons de le suivre dans de toutes petites choses chaque jour.  Car après sa Présentation au Temple, sûr que Marie est retournée avec ses parents chez elle et qu’elle y a vécu, cachée, en vivant les choses ordinaires de façon extraordinaires … sinon peu de chances qu’elle ait dit « oui » au Seigneur au jour de l’Annonciation. 

Deux.  Marie va au Temple pour devenir le Temple, la maison de Dieu.  C’est elle qui durant 9 mois va devenir, très concrètement, la maison de Dieu, en Jésus.  Je vous le dis souvent lors de la fête de Noël : nous sommes la première et vraie crèche de Jésus.  Et cela parce que Marie a été sa première crèche.  Image de l’Église, elle nous redit que nous pouvons avoir cette même grâce, si, comme elle, nous disons « oui » au Seigneur lors de ses nombreuses annonciations dans notre vie.

Mais pour nous, à la différence de Marie, il nous est impossible de nous donner entièrement au Seigneur, dès notre plus jeune âge …  Le passé est « passé, dépassé, trépassé ».  Déjà saint Alphonse Marie de Liguori en faisait l’expérience du XVIIIème siècle.  Il en a fait une prière.   Je vous la laisse.  Elle est dans le style et le langage d’une époque, mais son contenu reste très vivant.

O Marie, enfant chérie de Dieu, que ne puis-je t’offrir et te consacrer les premières années de ma vie, comme tu t’es offerte et consacrée au Seigneur dans le Temple ! Mais, hélas ! Ces premières années sont déjà bien loin de moi ! J’ai employé un temps si précieux à servir le monde et t’ai oubliée en écoutant la voix de mes passions.

Toutefois il vaut mieux commencer tard à te servir que de rester toujours rebelle. Je viens donc aujourd’hui m’offrir tout entier à ton service, et consacrer à mon Créateur, par ton entremise bénie, le peu de jours qu’il me reste encore à passer sur la terre. Je te donne mon esprit, pour qu’il s’occupe de toi sans cesse, et mon cœur, pour t’aimer à jamais.

Accueille, ô Vierge Sainte, l’offrande d’un pauvre pécheur ; je t’en conjure par le souvenir des ineffables consolations que tu as ressenties en t’offrant à Dieu dans le Temple.

Soutiens ma faiblesse, et par ton intercession puissante obtiens-moi de Jésus la grâce de lui être fidèle. Ainsi qu’à toi, jusqu’à la mort, afin qu’après t’avoir servie de tout mon cœur pendant la vie, je participe à la gloire et au bonheur éternel des élus.  Amen.
 Appelés avec le Christ à devenir louange à la gloire de son Père, nous l’acclamons :

 

R/ Notre Sauveur et notre Dieu !

 

Réveillés de notre sommeil et relevés d’entre les morts,

nous offrons par toi le sacrifice de louange.

 

Donne-nous de garder aujourd’hui tes commandements,

en faisant comme toi ce qui plaît au Père.

 

À chaque heure de ce jour, puissions-nous te bénir :

que nos paroles et nos actes soient ta vraie louange.

 

Accorde-nous de ne contrister personne aujourd’hui ;

à ceux qui nous rencontrent, fais-nous porter la joie.

 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père

              

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 En lisant mon journal ou en écoutant la radio, je peux choisir une actualité à confier au Seigneur dans ma prière.










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