Saint
André Dung-Lac
et ses
compagnons
Nous
célébrons aujourd’hui les 117martyrs du Vietnam au XVIIème et XIXème siècle. On leur a demandé « simplement »
de piétiner la croix du Christ. Ils ont
refusé. Aurai-je refusé ? Je l’espère, mais avouons qu’on pourrait dire
que ce n’est pas si grave que cela de la piétiner, si dans notre cœur nous n’y
pensons pas ; que notre vie vaut bien de faire quelques entorses … « Ce n’est pas parce que je piétine un
morceau de bois, que je te piétine, Seigneur, tu le sais bien ». Les
martyrs nous rappellent qu’il n’y a pas de demi-mesure, qu’on ne peut pas
marchander, devenir tiède … car Dieu vomit les tièdes nous dit l’Apocalypse.
Deux. Nous savons bien que les vendeurs et les
changeurs étaient nécessaires à la vie du Temple. Mais au point de départ, ils étaient en
dehors du Temple et petit à petit, ce lieu de prière a été envahi par ce
commerce. Nous sommes le Temple de
Dieu. Et le Seigneur sait bien que nous
ne vivons pas d’amour et d’eau fraiche ; qu’il nous faut vivre
concrètement. La question est de savoir
si cela n’envahit pas notre cœur, notre existence, notre vie avec Dieu. « Là où est ton trésor, là aussi sera
ton cœur ». Alors, laissons nos
problèmes d’intendance à notre intelligence et notre prière à notre cœur.
Et
c’est précisément cela la fin de l’évangile : « il était chaque jour
dans le Temple à enseigner ».
Chaque jour, le Seigneur parle dans mon temple personnel. Et on nous dit
que le peuple était suspendu à ses lèvres.
Une fois de plus, il nous est demandé si je prends le temps de t’écouter
Seigneur et si je suis suspendu à tes lèvres, avide de savoir la Bonne Nouvelle
que tu veux me donner chaque jour. Amen.
R/ Béni sois-tu, ô Christ, notre
Sauveur !
Du ciel, tu es descendu comme
la lumière.
De Marie, tu es né comme le
germe divin.
De la croix, tu es tombé comme
le fruit.
Au ciel tu es monté, prémices
des vivants.
Tu te présentes au Père comme
l’offrande parfaite.
Tournons nos regards vers le
Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le
respectant pas :
Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des
Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de
compassion : Je vous salue
Marie …

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