4ème dimanche de l’Avent B
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de
Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un
homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était
Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le
Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se
demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : «
Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu
vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera
grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône
de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son
règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se
faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit
Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or
voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un
fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car
rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du
Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
Que de maisons dans la liturgie de ce
jour. La maison dont Jésus parlera
durant sa vie publique : veux-tu bâtir ta maison sur le roc ou sur le sable, et
si tu veux bâtir une tour, commence par t’asseoir. Aujourd’hui, ce sont 4 maisons qui s’offrent
à nous.
La première maison n’est pas vraiment
une que nous devons bâtir : David s’est fait bâtir une maison, il veut faire de
même pour Dieu. Bonne idée en soi ;
d’ailleurs le prophète semble d’accord avec lui dans un premier temps. Mais voilà que Dieu lui dit deux choses. La première est claire dans le texte : ce
n’est pas toi qui bâtis une maison pour moi - un Temple - mais moi qui en bâtis
une pour toi - une dynastie -. Cela nous
rappelle donc que la première maison de Dieu, c’est nous, son peuple ; nous sommes
les pierres vivantes de l’Église. Mais
Dieu lui fait comprendre aussi qu’on ne peut pas emprisonner Dieu, l’enfermer
dans un Temple, dans une église. Dieu
n’est pas seulement présent dans notre É(é)glise, mais il est dans le monde
entier.
Le psaume nous dit ce qu’est la maison
de Dieu : « c’est un amour bâti pour toujours ». Ce qui est construit, c’est donc l’amour,
avec la venue de Jésus. Et comme dira
Paul aux Corinthiens : « L’amour ne disparaît jamais ». Cette construction amoureuse d’un Dieu avec
son peuple est pour toujours. « Même si
nous sommes infidèles, lui, il restera fidèle, car il ne peut se renier
lui-même ». Dans le Royaume de Dieu,
dans sa maison, il n’y a que de l’amour et pour toujours.
Paul nous dit que la naissance de Jésus
est la révélation de ce qui est caché.
C’était le rôle du Temple. Dieu
est invisible ; on ne peut pas le représenter chez les Juifs, alors, on lui
bâtit une maison. On ne le voit toujours
pas, mais on sait qu’il habite là-bas.
Dans le Saint des Saints, le cœur du Temple, il n’y a rien, si ce n’est
l’arche d’Alliance, le signe de la présence de Dieu … mais pas Dieu … Désormais, le nouveau Temple qu’est Jésus, ne
cherche pas à montrer, à faire comprendre qui est Dieu, mais c’est Dieu
lui-même. Il est désormais révélé.
Et
enfin, Marie, Temple de Dieu. Avant de
mourir pauvre sur la croix, avant de vivre sans endroit où reposer la tête,
avant de naître dans une étable, déjà, il est conçu et va se développer dans la
pauvreté. Je vous l’ai rappelé : une femme,
jeune, célibataire, dans un trou perdu, dans une maison, sans instruction
théologique. Tout le contraire de
Zacharie, le papa de Jean Baptiste : homme, mûr, marié, théologien, dans la
capitale, dans un lieu de culte. Et
pourtant, c’est en Marie qu’il vient bâtir sa première demeure. Alors, réjouissons-nous aujourd’hui, nous
sommes sans doute plus des Marie que des Zacharie. Et pourtant, c’est chez nous qu’il vient dans
quelques heures. Amen.
Avec confiance, prions le
Christ, que le Père a établi juge des vivants et des morts :
R/ Viens, Jésus, Sauveur !
Seigneur Jésus, venu sauver
les pécheurs,
garde-nous de succomber aux
assauts du mal.
Toi qui as annoncé ta venue
comme juge,
manifeste en nous la puissance
de ton salut.
Donne-nous la force de
l’Esprit,
que nous trouvions notre joie
à suivre ton chemin de justice.
Toi, le Béni, qui règnes sur
toutes choses,
accorde-nous de vivre en ce
monde dans la fidélité et la sobriété, en espérant la manifestation de ta
gloire.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce
monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre
Père …
Et que Marie, la Vierge des
Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de
compassion : Je vous salue
Marie …
Quel temps gratuit, dans ma
vie, est-ce que j’accorde à la méditation de la parole de Dieu ?Marie consent à ce que Dieu
lui révèle. Et moi ?
Commentaires
Enregistrer un commentaire