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Saint Étienne

 
 Mettons-nous en   présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »

Comme pour nous faire retomber les deux pieds sur terre, au lendemain de Noël, nous célébrons le premier martyr d’une si longue série : Étienne, dont le nom grec « Stefanos » signifie « le couronné ».  Dès aujourd’hui, on nous parle de couronne … d’épines évidemment, de passion, de mort.  Non seulement Jésus va naître à l’écart du monde, en SDF, mais il mourra en dehors de la ville sainte, toujours en SDF.  Et à sa suite, les martyrs vivront la même situation.  Et à sa suite, tout chrétien vivra la même situation, même si ce n’est pas d’une façon aussi radicale.

Martyr, en grec, vous le savez bien, signifie témoin.  Comment témoigner de l’amour de Dieu : en naissant pauvre, en mourant pauvre, en allant jusqu’au bout.  Si Noël nous montre un Dieu pauvre, cela nous rappelle que nous ne témoignerons de lui qu’en étant nous-mêmes pauvres.  Évidemment, sans faire de l’argent le cœur de notre existence, mais je crois que c’est plus large.  Être pauvre, cela veut dire avoir besoin de l’autre pour être « riche », pour être pleinement moi.  En exagérant, on pourrait presque oser dire que Dieu est devenu plus lui-même en acceptant d’avoir besoin d’une maman, de disciples, d’une Église.  C’est sa pauvreté qui le grandit, qui l’accomplit.  Ainsi en sera-t-il aussi de notre vie. Ainsi en sera-t-il aussi de l’Église de demain.

Et enfin, Jésus nous rassure : ce n’est pas facile d’être chrétien, d’être imitateur de Jésus jusqu’au bout, mais je serai là, nous dit-il ; je suis Emmanuel, Dieu-avec-vous et je vous enverrai mon Esprit qui ne vous abandonnera jamais.  Alors, n’ayons pas peur pour la foi, n’ayons pas peur pour l’Église, n’ayons pas peur de tant de persécutions de chrétiens dans le monde : l’Esprit est là et selon la formule de Paul aux premiers chrétiens de Rome : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »  Amen.  
 Avec les martyrs qui ont donné leur vie pour la Parole de Dieu, louons notre Sauveur, le témoin fidèle :

R/ Nous t’acclamons, Seigneur de gloire !

Par les martyrs qui ont accepté de mourir pour témoigner de la foi,
donne-nous l’esprit de liberté.

Par les martyrs qui ont versé leur sang pour confesser ton nom,
accorde-nous la force de la foi.

Par les martyrs qui t’ont suivi sur le chemin de la croix,
fortifie-nous dans les épreuves.

Par les martyrs qui ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau,
fais-nous vaincre les tentations de ce monde.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
 Je pense aujourd’hui aux personnes qui ont vécu Noël privées de relations familiales : à l’hôpital, en prison… Que ta lumière éclaire leur route !












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