Accéder au contenu principal

 

Lundi de la 1ère semaine de carême

 
Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !

 
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”  Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Ce texte, représenté, entre autres par Michel Ange dans la chapelle Sixtine aura traumatisé plus d’un chrétien.  Et pourtant, comme tout texte de l’Évangile, il est une Bonne Nouvelle, une nouvelle qui est bonne.

Première Bonne Nouvelle : Matthieu nous dévoile ainsi une adresse multiforme de Dieu.  La présence réelle de Dieu est dans l’eucharistie que nous recevrons bientôt, on est bien d’accord ; il est présent dans sa Parole que nous entendons quand nous le voulons ; mais le Seigneur est réellement présent dans chaque personne qui a faim, soif, qui est au Mont Légia ou à Lantin ; dans le centre fermé de Vottem … C’est peut-être bon de le rappeler ; ce n’est pas une présence symbolique, mais tout-à-fait réelle : « c’est à moi que vous l’avez ou que vous ne l’avez pas fait. »

Deuxième Bonne Nouvelle : il ne s’agit pas de deux types d’hommes, les bons et les mauvais, mais de deux aspects de chaque être humain.  En nous, il y a de la brebis, en nous il y a du bouc.  Et nous découvrons aussi l’optimisme absolu de Dieu quand il nous voit : dans un troupeau, il y beaucoup moins de boucs que de brebis.  Quand le Seigneur nous voit, il nous voit de façon positive ; ou mieux, il nous voit comme il nous a fait : à son image et à sa ressemblance.  C’est cela la plus grande partie de chaque être humain. Il y a aussi une partie de péché, mais elle ne sera jamais aussi grande que notre identité profonde, même chez le pire des hommes.  Osons nous regarder nous-mêmes comme le Seigneur nous regarde et nous serons tellement plus heureux.

Et enfin, lorsque nous serons devant lui - si nous acceptons qu’il sépare le Bien du Mal en nous, il n’y aura plus en nous que du Bien ; nous serons à nouveau pleinement restaurés dans notre beauté première.  L’éternité est un immense salon du Beau, un immense défilé d’icônes de Dieu ; Ces icônes avaient été noircies par le temps, le Mal ; elles retrouveront tout leur éclat.  Comment pourrait-il en être autrement ?  Laisser du sombre dans le Royaume de la Lumière est impensable.  Voilà peut-être le vrai sens de la conversion : laisser le Seigneur nous restaurer, tout simplement, car c’est lui qui sépare les brebis des boucs, comme il a séparé la lumière des ténèbres, les eaux de la terre ferme et ainsi tout au long de la création.  Amen  

Jésus, notre Sauveur, par le baptême tu nous as fait renaître à une vie nouvelle :

R/ Conduis-nous sur tes chemins.

Ouvre à ton peuple la voie du salut,
mets en nous le désir de te ressembler.

Apprends-nous à te reconnaître en nos frères,
rends-nous attentifs à leur souffrance.

Accorde-nous d’accomplir ta volonté,
fais-nous la grâce d’un cœur qui te cherche.

Donne à tes frères de former un seul corps,
oublie nos fautes contre l’unité.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
 Aujourd’hui, si je décidais de m’engager dans un organisme qui aide les personnes migrantes, les personnes hospitalisées ou les prisonniers ?









Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  Mercredi de la 1ère semaine du Temps de l'Eglise   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il ...
  Lundi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise    Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin n...
  Fini ...   Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours ! Jésus disait : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Il y a des cadeaux qu’on reçoit et qu’on range quelque part. Une jolie boîte, un souvenir de vacances… et puis, au bout de quelques mois, on ne sait plus très bien où on l’a mis ! Il ne faudrait surtout pas que cela arrive avec la paix reçue pendan...