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 Mercredi de la 1ère semaine de carême

 
 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

Honnêtement, il nous faut bien avouer que nous aimerions tous avoir des signes : signes que notre prière est entendue ; signe que nous avons raison de suivre le Seigneur, signe que le Royaume de Dieu approche à grands pas.  En un certain sens, c’est bien normal.  Et pourtant, le Seigneur ne semble pas très favorable  cette demande naturelle … Pourquoi ?  Sans doute, parce qu’on passe vite de signe à preuve et si on en arrive à pouvoir ou à vouloir prouver des choses, cela signifie qu’il n’y a plus vraiment de liberté : je suis tenu de croire ce qui se présente à moi.

Et pourtant, il donne un signe, le fameux signe de Jonas : trois jours dans le ventre du poisson avant d’être rejeté sur la terre ferme.  Deux mille ans après la résurrection, l’image est simple pour nous ; elle l’était beaucoup moins pour ses contemporains. Comment comprendre déjà la résurrection de Jésus ?  Comment comprendre - et là, ce n’est pas évident pour nous nons plus, que c’est en perdant la vie qu’on la gagne, que c’est en mourant qu’on ressuscite à la vie éternelle.  Oui, le carême est une période de mort pour atteindre la vie, de désert pour atteindre la terre promise !

Et enfin, la Reine de Saba.  Elle fait de façon absolue ce qu’est le carême : une marche, un pèlerinage pour s’approcher de Salomon ; comme nous le faisons pour approcher du Seigneur qui renouvelle son alliance avec nous.  Faire route, marcher … Démarche du carême, démarche de toute la vie d’un chrétien.  Le Pape aime à nous rappeler que nous sommes tous des « viator » des « hommes et des femmes sur la route ».  Ainsi sera la rencontre des disciples d’Emmaüs, signes de l’Eglise.  Si l’Eglise, ma communauté ou moi-même ne sommes pas en marche, fort à parier que nous ne rencontrerons pas le Seigneur.  Amen.

 

Seigneur Dieu, tu veux que l’homme devienne créature nouvelle dans le Christ ; nous t’invoquons avec persévérance :


R/ Par ton Esprit, renouvelle nos cœurs.


Tu nous promets un ciel nouveau et une terre nouvelle :

accorde-nous la grâce de travailler à cet avènement.


Tu nous appelles à fixer nos regards sur les réalités d’en haut :

maîtrise nos avidités, purifie notre désir.


Tu nous révèles l’unique nécessaire :

ne permets pas que la dispersion nous aveugle.


Tu nous as donné ton Esprit afin qu’il agisse en nous :

fais qu’il nous porte au combat pour la justice et la vérité.


Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …


Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie … La première lecture de ce jour évoque Ninive. C’est l’occasion de confier à Jésus les chrétiens d’Irak qui sont persécutés et souvent contraints à l’exil.









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