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Samedi de la 1ère semaine de Carême

 Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours ! 
 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

Puisque nous sommes en Inde, impossible de ne pas parler de Gandhi, ce non-violent qui a permis à l’Inde de devenir indépendante.  Il n’était pas chrétien, mais ayant fait ses études en Angleterre, il a été marqué par notre foi et disait que les Béatitudes étaient le plus beau texte de l’histoire de l’humanité.  Le texte de ce jour est toujours dans ce chapitre 5 de saint Matthieu. Il fait donc suite au texte : « Heureux les artisans de paix ».  Durant un des nombreux emprisonnements par les autorités françaises, Gandhi avait confectionné une paire de babouches pour le général qui l’avait envoyé en prison.  Exemple concret de cet amour des ennemis que Jésus nous enseigne aujourd’hui.

Evidemment, vous ne trouverez nulle part dans l’Ancien Testament le fait de devoir haïr son ennemi ; on est dans un langage « marseillais ». Il ne nous est même pas demandé d’avoir des sentiments admirables pour eux, mais de refuser d’entrer dans le cycle de la violence. Refuser de haïr, c’est déjà aimer.  Et avouons que le cours du monde serait déjà terriblement modifié si on essayait de vivre cela, de ne pas « remettre un couche » comme on dit couramment …

Enfin, c’est ainsi que nous serons vraiment des fils de notre Père.  Les Juifs se considéraient comme les fils de Dieu, parce qu’ils étaient le peuple choisi.  Cela suffisait en quelque sorte d’être le peuple élu.  Jésus rappellera souvent qu’il ne s’agit pas « d’être qui nous sommes, mais de vouloir être qui nous sommes », c’est-à-dire ressemblant à ce Dieu qui nous a fait à son image et à sa ressemblance.  Plus nous aimerons tout homme, plus nous ressemblerons à notre Père, lui qui fait luire le soleil et tomber la pluie sur les bons comme sur les méchants.  Amen.

 Par toi, Jésus Sauveur, l’aveugle a vu la lumière ;
dévoile à nos yeux ta présence.

R/ Toi, notre ami, exauce-nous !

Tu as délié la langue du muet,
apprends-nous à célébrer ta louange.

Tu as ouvert les oreilles du sourd,
garde-nous attentifs à ta parole.

Tu as guéri le paralytique,
donne-nous de courir dans la voie de ton amour,

Tu as fait sortir Lazare de son tombeau,
ramène à la vie ceux que le péché retient dans la mort.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
 Que puis-je faire « d’extraordinaire » ? Aimer mes ennemis ? prier pour ceux qui me persécutent ?









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