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 Dimanche des Rameaux

et de la Passion
 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : « Rabbi ! » Et il l’embrassa. Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent. Or un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille. Alors Jésus leur déclara : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. » Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap. On essaya de l’arrêter. Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu.

« Un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap. On essaya de l’arrêter. Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu. »
« Le Seigneur Dieu appela Adam et lui dit : « Où es-tu donc ?  »  Il répondit : ‘J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché.’ »

Tous les deux sont nus ; tous les deux ont peur. 
Le premier devient nu par la peur ;
le second cache sa nudité par peur. 

Le premier a peur de ne plus être aimé de Dieu parce qu’il a mangé le fruit ; parce qu’il a voulu devenir semblable à Dieu, comme lui avait promis le serpent. 
Marc - il semble que l’évangéliste parle de lui - a peur suivre Jésus jusqu’au bout, jusque dans sa Passion, sa passion amoureuse pour l’humanité ; il a peur de devenir dieu avec Dieu, fou d’amour avec celui qui est immensément fou d’amour.
Voilà les deux attitudes que nous ne devons surtout pas imiter en commençant cette Semaine Sainte.

N’ayons pas peur d’être nus devant Dieu, d’être comme nous sommes avec notre péché, avec notre secret désir parfois de devenir des petits dieux à la place de Dieu. Car, juste après cela, la Genèse nous dit que « Le Seigneur Dieu fit à l’homme et à sa femme des tuniques de peau et les en revêtit. »  Alors qu’ils ne mangent pas de viande, signe de la vie ; voilà que Dieu leur donne un vêtement signe de vie.  Dieu ne veut pas que j’aie peur ; quand je suis nu, mort, il me couvre d’un vêtement de vie.  Je suis fait pour la vie ; alors, peu importe mon péché, durant cette Semaine, je te laisse, Seigneur, me couvrir du vêtement de la vie.

À l’opposé de Marc, cette Semaine nous invite à oser être comme des dieux, mais non pas à sa place, mais à son image ; osons devenir des fous d’amour, comme le Seigneur lui-même.  Cet amour fou conduit Jésus à la mort ; on lui enlèvera la tunique qu’il portait ; il mourra nu.  Mais au jour de la Résurrection, le linceul, le vêtement qui cachait sa nudité, qui cachait sa mort, sera laissé dans le tombeau et il apparaîtra dans un vêtement blanc.

L’humanité doit aussi quitter son vêtement de peur ; nous vivrons aussi toutes sortes de mort si nous suivons Jésus, mais plongés nus dans l’eau du baptême, nous en ressortirons bien vivants et nous pourrons revêtir le vêtement blanc du baptisé, le vêtement de l’amour.

« Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons », dira Paul à son ami Timothée.  N’aie pas peur d’être nu : il t’aime …  Ose quitter ton vêtement de mort : il veut pour toi la vie.  Amen.
 Pour les chrétiens qui célèbrent aujourd’hui cette fête des Rameaux, afin qu’ils sachent s’unir au Christ venu sauver l’ensemble de l’humanité en donnant sa vie par amour pour tous sur la croix.

Pour tous ceux qui, dans le monde, sont victimes de violence extrême à cause de leur foi et de leurs engagements pour le service d’un monde plus fraternel et plus humain.

Pour tous ceux qui, au milieu des tourments de ce temps, continuent de proclamer leur foi et leur espérance en Christ, comme ceux qui l’acclamaient lors de son entrée dans Jérusalem.

Pour toutes les personnes qui ont vécu un deuil ces derniers temps et qui iront peut-être déposer sur la tombe familiale un rameau bénit, signe de foi en la vie plus forte que la mort.

Pour toute l’humanité, afin qu’elle puisse toujours mieux découvrir et apprécier la joie de la résurrection, la victoire de Jésus sur la mort au matin de Pâques.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
 À qui vais-je transmettre un brin de rameaux ?











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