Accéder au contenu principal

 

4ème dimanche de Pâques B



 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. » 

Le quatrième dimanche de Pâques est celui consacré à la prière pour les vocations.  Lorsque j’étais jeune, au millénaire passé, on nous disait bien que ce dimanche, on priait pour avoir des personnes consacrées ou ordonnées ; et parmi celles-là, il faut bien le reconnaître, surtout des prêtres. Depuis quelques années, on a redécouvert que chaque baptisé a une vocation et François parle même de tous les hommes de bonne volonté.  Écoutez ce qu’il écrit dans son message pour cette journée : « Je pense aux mères et aux pères qui ne pensent pas d’abord à eux-mêmes. Je pense à ceux qui accomplissent leur travail avec dévouement et esprit de collaboration ; à ceux qui s’engagent, dans divers domaines et de différentes manières, pour construire un monde plus juste, une économie plus solidaire, une politique plus équitable, une société plus humaine : à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui se dépensent pour le bien commun. Je pense aux personnes consacrées, qui offrent leur existence au Seigneur dans le silence de la prière comme dans l’action apostolique. Et je pense à ceux qui ont accueilli l’appel au sacerdoce ordonné et qui se consacrent à l’annonce de l’Évangile et qui rompent leur vie, avec le Pain eucharistique, pour leurs frères, en semant l’espérance et en montrant à tous la beauté du Royaume de Dieu. Quelle largeur dans ce texte.  À tous, il nous est demandé de regarder Jésus, le Bon Pasteur et à être fasciné par lui. Il nous faut lui donner de l’espace dans notre vie, car il veut notre bonheur.  Vivre sa vocation, c’est d’abord entrer dans le bonheur que le Seigneur veut pour chacune et chacun d’entre nous.  Or, nous gardons encore souvent en tête que si nous suivons le Bon Pasteur, c’est une vie bien difficile qui nous attend.

C’est tout le contraire.  Regardez ce que l’évangile nous dit du Bon Pasteur.  Trois choses fondamentales : il connaît, il donne sa vie, il conduit.

Il connaît tout d’abord.  Évidemment, au sens premier, il sait qui nous sommes, comme le prisonnier dans la vache et le prisonnier sait que sa vache, c’est Marguerite.  Il nous connaît mieux que nous-mêmes.  Mais, nous le savons aussi, connaître dans la Genèse, c’est avoir une relation amoureuse et une relation amoureuse très concrète : « Adam connut Ève et elle engendra Caïn »  Il sait qui nous sommes, mais il nous aime tels que nous sommes.  Il n’y a pas des brebis trois étoiles et d’autres qui en ont moins ou pas.  Nous sommes toutes et tous aimés du même amour : un amour absolu.

Deux.  Il donne sa vie.  C’est le sommet de l’amour.  Peut-on aimer plus que d’aller jusqu’à donner sa vie.  « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aimé jusqu’au bout » écrira encore saint Jean.  En faisant cela, il ne donne pas une partie de lui-même, si importante soit-elle, mais il se donne lui-même.  Et cette vie est en nous depuis notre baptême et nous la vivifions chaque fois que nous ouvrons notre Bible ou que nous communions et chaque fois aussi que d’une manière ou d’une autre, nous donnons aussi notre vie pour nos frères.  C’est pour cela que François peut citer dans le dimanche des vocations des personnes qui ne partagent pas notre foi, mais qui, comme le Christ, donnent leur vie à ceux qui ont faim, soif, qui sont malades ou en prison. Ainsi parlait déjà Pierre dans la première lecture en parlant de la guérison que les Apôtres ont opérée. 

Trois.  Il conduit.  C’est la belle image du Corps.  Il vous est peut-être arrivé ou à l’un de vos proches d’avoir la tête coincée entre deux barreaux.  Au lieu d’essayer de faire marche arrière, il faut, au contraire, aller vers l’avant.  Là où la tête est passée, le reste du corps suivra.  Ainsi ai-je été sauvé après avoir passé ma tête entre deux barreaux de la rampe de l’escalier dans la maison familiale. Comme dit le psaume 22 : « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal ».  Notre Église est encore trop souvent à l’image du monde, une Église qui a peur.  Et comment vaincre cette peur.  Toujours dans son message, François nous invite à l’espérance. « C’est le but de toute vocation : devenir des hommes et des femmes d’espérance. En tant qu’individus et en tant que communauté, dans la variété des charismes et des ministères, nous sommes tous appelés à “donner corps et cœur” à l’espérance de l’Évangile dans un monde marqué par des défis historiques »

Alors, soyons des femmes et des hommes ressuscités, debout, et comme disait sœur Emmanuelle : « Yallah, en avant »  Amen, Alléluia !

Berger qui connais chacun par son nom, guide tous ceux qui cherchent leur voie. Ouvre nos cœurs à tes appels. Nous t’en supplions.

Berger qui veux rassembler toutes les brebis, donne ton Esprit aux chefs d’État. Qu’ils construisent une paix durable. Nous t’en supplions

Berger qui prends soin de toutes tes brebis, vois ceux que la maladie affaiblit et ceux qui sont écrasés par la peine. Nous t’en supplions

Berger qui donnes ta vie pour nous, fais que notre assemblée soit signe de ton Royaume d’amour. Nous t’en supplions

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Que vais-je mettre en œuvre pour écouter et reconnaître la voix 
du Seigneur dans ma vie quotidienne ?
Comment concrètement prendre ma part et m’engager avec le Seigneur pour œuvrer à l’unité ? 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  Mercredi de la 1ère semaine du Temps de l'Eglise   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il ...
  Lundi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise    Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin n...
  Fini ...   Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours ! Jésus disait : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Il y a des cadeaux qu’on reçoit et qu’on range quelque part. Une jolie boîte, un souvenir de vacances… et puis, au bout de quelques mois, on ne sait plus très bien où on l’a mis ! Il ne faudrait surtout pas que cela arrive avec la paix reçue pendan...